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Tout simplement Justin

Marie-Luce Pelletier-Legros par Marie-Luce Pelletier-Legros
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Article mis en ligne le 19 mars 2007 à 10:51
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Tout simplement Justin
Justin Trudeau compte bien remporter l'investiture libérale dans Papineau. Photo:Courtoisie Justin Trudeau
Tout simplement Justin
Rencontré dans un petit café sur la rue Jean-Talon, Justin Trudeau était plein d'assurance. Pas hautain, juste confiant. Confiant qu'il sera le prochain candidat libéral de Papineau, voire même le futur député à la Chambre des communes. Rien de moins.
Conscient que son nom illustre, Trudeau, lui vaut soit de vives critiques soit une sympathie instantanée, il souhaite avant tout se faire connaître et reconnaître en tant que Justin. «J'ai insisté auprès de Monsieur Dion [NDLR: Stéphane Dion est le chef du Parti libéral du Canada] pour que je ne reçoive pas un comté sur un plateau d'argent. Je tiens à faire mes preuves, parce que je suis très capable de le faire. Je n'ai pas besoin que ça soit facile, je veux travailler. Je refuse de prendre quoi que ce soit pour acquis», insiste-t-il.
Une lente évolution
Loin d'être un coup de tête, Justin Trudeau s'est lancé en politique après avoir lentement mûri sa décision. «Ça été une évolution très lente au cours ma jeune vie. J'ai 35 ans, j'en ai pas 60, mais… J'ai toujours appris que l'important dans la vie, c'est de s'impliquer, de comprendre qu'on est tous chanceux à différents niveaux et que l'on a tous la possibilité d'avoir une influence dans le monde dans lequel on est. On peut tous et l'on doit tous jouer un rôle. J'ai été extrêmement chanceux et pour moi, ça toujours été un défi de trouver un défi de retourner cette chance là», souligne Justin Trudeau.

Enseignant de formation, il a fait la classe à des élèves des niveaux primaires et secondaires en Colombie-Britannique pendant cinq ans. Il est impliqué ou l'a déjà été dans plusieurs causes humanitaires et auprès d'organisations non gouvernementales (Katimavik, Moisson Montréal et Students on ice). Des organisations qui oeuvrent auprès des jeunes. En avril dernier, le Parti libéral du Canada l'a nommé responsable d'une commission du renouveau sur la jeunesse. C'est à partir de ce moment qu'il s'est dit que tant qu'à être présent d'une façon ou d'une autre en politique, il pourrait carrément se lancer dans l'arène.

S'il a choisi Papineau, c'est que la circonscription représente pour lui Montréal, avec sa diversité culturelle, son côté hétérogène, ses gens, ses enjeux et ses défis. «Rapidement, Papineau s'est imposé. Papineau représente Montréal, représente le Canada. Le plus important pour moi, c'était représenter Montréal. Je suis Montréalais et je le serai toujours», ajoute-t-il.

Il compte ancrer sa carrière politique dans la représentation des citoyens de son comté en tablant notamment sur les problèmes de sécurité, la lutte à la pauvreté et sur l'instauration de nouvelles ressources pour les jeunes de Papineau. «Ma priorité est de bien représenter ces gens à Ottawa», dit simplement Justin Trudeau.

Avant de pouvoir faire une lutte électorale à la bloquiste Vivian Barbot, ce qu'il attend avec impatience, il devra continuer de faire du porte-à-porte, vendre ses cartes de membres, rencontrer les gens de Papineau. Choses qu'il dit adorer faire en compagnie de sa femme, Sophie Grégoire, impliquée activement dans sa campagne à l'investiture. Le sort de Justin Trudeau est maintenant dans les mains des militants libéraux de Papineau.

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