L’année 2006 a passé à la vitesse de l’éclair pour la mairesse Anie Samson (à gauche) et la conseillère du district de St-Michel, Soraya Martinez (à droite). La première en était à ses premières armes en tant que chef du conseil d’arrondissement et la seconde en était à ses premières armes en politique municipale. Photo: M.-L. P.L.
Anie Samson et Soraya Martinez font le point
Bilan des réalisations 2006
L’année 2006 a passé à la vitesse de l’éclair pour la mairesse Anie Samson et la conseillère du district de St-Michel, Soraya Martinez. La première en était à ses premières armes en tant que chef du conseil d’arrondissement et la seconde en était à ses premières armes en politique municipale.
L’une comme l’autre elles ont dû s’adapter à leurs nouvelles fonctions rapidement dans l’intérêt des citoyens. Rencontrées séparément par le Journal de St-Michel à quelques jours de la nouvelle année, elles ont dressé un bilan de leurs réalisations après une année au pouvoir.
Le bilan d’Anie Samson
Sécurité alimentaire, propreté, prévention, telles étaient les priorités de la mairesse Anie Samson lors de sa première année de mandat. À quelques jours des distributions de Maillage et du Magasin-Partage de St-Michel et de Villeray, elle a réussi à trouver 1200$ de commandites. Ce qui a permis à deux organismes michelois de recevoir 400$ de plus pour aider les moins nantis du quartier. «Nous, les élus, ne sommes pas juste là tous les quatre ans… Nous sommes là quand ça va bien, mais quand ça va mal aussi! Et il ne faut pas se le cacher, il y en a des gens dans le besoin», a-t-elle souligné.
Anie Samson se félicite de la participation citoyenne découlant, entre autres, du projet Voisinage du 21e siècle. «C’est important que les citoyens s’impliquent, qu’ils sentent qu’ils sont importants et qu’ils doivent se faire entendre. Je veux vraiment dire aux citoyens que je trouve géniale leur prise en charge», ajoute la mairesse.
La mairesse est très optimiste en ce qui a trait à la baisse de la criminalité dans le quartier St-Michel. Selon elle, le travail de prévention fait son effet. Elle note au passage la réussite du projet de boxe à Louis-Jospeh-Papineau, le programme de soccer «Vision vers l’avenir» et l’implication des Anges de la sécurités, supportées par Mon Resto, et le travail de terrain effectué par les policiers du poste de quartier 30. «Tout est possible lorsque de bonnes relations sont établies avec différents partenaires. Oui, le partenariat, ça porte fruit!», insiste-t-elle.
En 2007, elle compte s’attaquer aux dossiers chauds qui occupent l’actualité micheloise depuis quelques temps déjà, comme le développement de la carrière Francon et celui du Centre communautaire sportif et culturel de Louis-Joseph-Papineau, l’enfouissement des fils sur Jarry, la construction de la coopérative d’habitation à l’angle 2e avenue et Jarry, le dossier Météor, et finalement, celui de la réimplantation du Taz. «Météor, c’est mon souhait au père Noël… J’espère que ça va se régler vite. Pour ce qui est de l’enfouissement des fils sur Jarry, je vais continuer de mettre de la pression sur Hydro-Québec», souligne-t-elle.
Elle espère aussi que les petites escarmouches entre elle et ses collègues de l’Union des citoyens et citoyennes de l’Île de Montréal, soient choses du passé en 2007. «Les gens ne devraient pas être pénalisés par ça. On est là avant tout pour le citoyen pas pour la politique. De la politique, on en fera en 2009. D’ici ce temps, notre mandat est de bien gérer l’arrondissement et c’est ce que l’on a l’intention de faire…», conclut-elle.
Le bilan de Soraya Martinez
L’année 2006 fut le baptême politique de la conseillère du district de St-Michel, Soraya Martinez. «L’apprentissage a été rapide et intensif!», lance-t-elle. Impliquée dans le milieu michelois avant son saut en politique municipale, Soraya Martinez affirme qu’elle était très au fait des réalités du quartier.
«Une des premières choses que j’ai faites après mon élection, c’est de débloquer un montant pour aménager la cour intérieure du HLM Nord. J’ai trouvé 100 000$ pour transformer cet endroit en «espace citoyen» où les résidants du HLM pourront se rencontrer. Il y aura des bancs, des tables de pique-nique et même une petite scène», dit-elle.
Une autre réalisation dont elle est très fière est la mise sur pied d’un comité de femmes michelois. «Elles étaient une vingtaine à la rencontre en février 2006 et toutes sont d’accord pour dire que le comité comblera certains besoins», indique la conseillère du district de St-Michel. La mission et la raison sociale du comité restent encore à définir. Soraya Martinez espère développer à travers le comité des activités de mentorat et d’employabilité, par exemple. «Nous devons encore trouver du financement et des partenaires. Nous pourrions inviter VSMS à supporter le projet puisque nous voulons imbriquer nos actions avec ce qui se fait déjà. Le comité devra être pris en charge par le milieu», spécifie-t-elle.
Elle aussi salue le travail de prévention de la criminalité effectué cette année. «Plusieurs actions ciblées ont été menées dans le secteur Jean-Rivard. Nous avons travaillé en étroite collaboration, le commandant Dagher et moi, pour établir un lien de confiance entre les citoyens et les policiers. Cela s’est traduit notamment par la fête de rue de la rue Legendre qui a eu lieu cet été», indique-t-elle.
En 2007, elle compte suivre de près les dossiers de participation citoyenne, de sécurité alimentaire, de Météor, du Taz et de la carrière Francon. «Au-delà de la polémique du dossier SmartCentres, je pense que le promoteur du projet est prêt à discuter. On ne peut passer à côté d’un projet comme celui-là, comme le promoteur ne peut pas passer à côté du travail de concertation. Il faut regarder le développement de la carrière comme un partenariat privé-public-communautaire», affirme sans hésiter, Soraya Martinez. De plus, elle s’attaquera, avec la commissaire Jocelyne Cyr, à la révision des corridors scolaires du quartier et s’attardera à créer une structure moins protocolaire et institutionnelle que les conseils d’arrondissement pour informer les citoyens des décisions prises par leurs élus.