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Quand la jeunesse veut, la jeunesse peut!

Marie-Luce Pelletier-Legros par Marie-Luce Pelletier-Legros
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Article mis en ligne le 30 novembre 2006 à 13:56
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Quand la jeunesse veut, la jeunesse peut!
Les comédiens de la troupe de théâtre du Centre communautaire éducatif René-Goupil ont introduit avec brio, les sujets de discussion du Forum par de courtes mise en scène.
Quand la jeunesse veut, la jeunesse peut!
L’édifice de la TOHU est solide, très solide. Malgré les tonnerres d’applaudissements qui ont fait vibrer les murs et les planchers, les vagues d’adolescents qui ont déferler dans la salle de spectacle et la tempête d’idées qui a été lancée lors de la troisième édition du Forum Jeunesse de St-Michel (FJSM), la TOHU est toujours debout.
L’an dernier, ils étaient plus de 300. Cette année, 500 jeunes ont participé aux débats et discussions sur l’environnement, les gangs de rue et la sexualité. «Ensemble, nous devons nous tourner vers une vision commune d’avenir pour trouver des pistes de solutions aux problématiques qui touchent le quartier», a dit Patrice Dauphin, l’animateur et instigateur du FJSM.

Question de donner le ton, Paul Evra a ouvert le Forum avec la lecture d’un de ses textes portant sur l’historique du quartier. Il a conclu en disant «Je t’aime St-Michel!» en plusieurs langues, dont l’anglais, l’espagnol, le créole et l’italien. Le Forum était officiellement lancé!

Les comédiens de la troupe de théâtre du Centre éducatif communautaire René-Goupil ont introduit chaque sujet par de courtes mise en scène, parfois drôles, parfois touchantes, mais qui faisaient réfléchir.
L’environnement
Les jeunes du projet C-Vert ont cassé la glace en venant exposer leur vision verte pour St-Michel qu’ils présenteront bientôt au maire de Montréal, Gérald Tremblay. Ils souhaitent voir plus d’arbres et d’espaces verts et moins de béton ainsi que des pistes cyclables, qui mèneraient directement aux écoles et aux lieux culturels du quartier. Ils ont rappelés que le moindre petit geste pour l’environnement n’améliore pas seulement la qualité de vie dans St-Michel, mais celle du Québec entier.

Les participants ont bien accueilli les propositions du groupe environnemental et en ont même rajouté. «Il devrait y avoir une ligne de tramway à St-Michel, parce que même si on veut prendre le transport en commun, les autobus sont tout le temps pleines!», a dit un adolescent. «Au lieu de faire des copies quand on est en retenue pour faire encore plus de gaspillage de papier, on devrait faire des corvées de recyclage!», a ajouté une jeune fille. Sa proposition a été accueillie par un slave d’applaudissements.
Les gangs de rue
Le témoignage de Mélanie Carpentier a été l’un des moments fort du FJSM. Accueillie comme une vedette, elle a captivé les 500 participants. Très au courant de la situation, le débat s’est détourné un peu du sujet quand les jeunes ont essayé de déterminer si c’était plus la faute des gars qui embarquaient les filles dans les gangs ou des filles qui se laissent embarquer là-dedans. Malgré tout, ils étaient d’accord sur une chose : «Ça prend une maison de jeunes à St-Michel!» Une nécessité dans un quartier ou plus de 30% de la population à moins de trente ans! «C’est normal qu’on traîne dans les rues, il n’y a rien pour nous!», ajoute un jeune homme. «Les jeunes embarquent dans les gangs pour faire du cash… S’il y avait des entreprises jeunesses pour nous faire travailler, on travaillerait pour notre argent!», souligne un autre. «Il faut plus de places pour stimuler vos passions!», insiste Patrice Dauphin.
La sexualité
À peine quelques minutes avant la pause, plus d’une centaine de jeunes quittent. Pour la plupart élève à Joseph-François-Perrault, ils avaient soit une répétition de musique ou une pratique de soccer… Ce qui a fait dire à l’animateur, Patrice Dauphin, qu’il faut absolument que le FJSM deviennent une activité intégrée dans le calendrier scolaire des écoles secondaires du quartier. Stéphane de GAP-Vies a quand même pu parler de la mission de son organisme ainsi que des statistiques concernant le VIH et les infections transmissibles sexuellement aux jeunes qui étaient restés.

Le Forum jeunesse s’est tout de même conclu par une note positive, car près de 18 jeunes se sont inscrits pour faire partie du comité de suivi qui organisera le FJSM de l’an prochain. Toutes les pistes de solutions développées par les jeunes ont été noté et des recommandations seront transmises aux personnes et aux organismes concernés. Il sera aussi possible de consulter le site Internet du Forum au www.fjsm.org. Grâce à l’implication des jeunes, au travail du comité de suivi et au soutien de la TOHU et de Vivre St-Michel en Santé, le FJSM aide à forger l’avenir du quartier.

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