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Une nouvelle approche pour aider les enfants

Marie-Luce Pelletier-Legros par Marie-Luce Pelletier-Legros
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Article mis en ligne le 24 novembre 2006 à 15:21
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Une nouvelle approche pour aider les enfants
La psychothérapeute micheloise, Louise Reid, a publié son septième livre sur l’anxiété. Cette fois, elle y aborde celle des enfants et y expose des solutions pour la traiter. - Marie-Luce Pelletier-Legros
Une nouvelle approche pour aider les enfants
La psychothérapeute Louise Reid lance son septième livre
La Micheloise d’origine saguenéenne, Louise Reid a lancé la semaine dernière son septième livre traitant de l’anxiété. Après avoir passé en revue les causes et les traitements chez les adultes, elle explique dans son livre Guérir l’anxiété chez les enfants sans médicaments ni thérapie, comment traiter ces enfants «à problèmes».
Selon la psychothérapeute, la sensation de vide est à l’origine de tous les sentiments anxieux, les comportements colériques et les disfonctionnements autant chez les adultes que les enfants. «Il faut traiter la source du problème tout de suite à l’enfance pour ne pas hypothéquer leur avenir. Car plusieurs adultes traînent cette anxiété toute leur vie et elle est la cause de plusieurs problèmes comme la dépression et l’agoraphobie, par exemple», explique Louise Reid.

Pour développer son approche et écrire son livre, elle a travaillé avec plus d’une vingtaine d’enfants, en consultation et dans son entourage. «Il faut défaire les fausses croyances que les enfants ont en eux qui causent l’anxiété : que la solitude égal danger, que la vie est facile et qu’il est capable de tout faire et de tout réussir. En donnant un encadrement minimal, l’enfant apprend que non, la vie ce n’est pas toujours facile, il y a parfois des refus, qu’il n’est pas capable d’accomplir certaines choses et que même s’il est seul quelques minutes, rien ne va lui arriver, parce qu’il sait qu’il peut toujours compter sur quelqu’un», ajoute la psychothérapeute.

Selon elle, il n’est pas normal que les enfants soient autant sous médication pour des troubles de sommeil ou de l’hyperactivité, par exemple. Avec le dessin et l’imagerie mentale, elle réussit à régler des phobies, des peurs inexpliquées et des problèmes de comportements chez des enfants âgés de 3 à 12 ans.

«Il faut les amener à retrouver un sentiment de sécurité. En faisant dessiner sa peur à un enfant, par exemple, en emprisonnant le dessin avec du ruban adhésif et des broches dans une enveloppe que l’enfant jette aux poubelles, on peut réussir à le débarrasser définitivement de celle-ci», affirme-t-elle. Elle cite l’exemple d’une fillette d’à peine trois ans qui se réveillait en pleurant à toutes les nuits au passage du train. Avec elle, elle a dessiné le train et l’a jeté dans la poubelle. Lorsque l’enfant s’est réveillé en pleurs la nuit suivante, sa mère lui a dit «Tu t’en souviens pas? On l’a jeté avec Louise ta peur du train!». Et la fillette s’est rendormie paisible et n’a plus jamais eu peur du train ensuite. «C’est tellement facile avec les enfants. Ils sont comme des éponges et absorbent tout! Et cela se fait inconsciemment, ils rendent pas compte en le faisant qu’ils vont régler leur peur», ajoute Louise Reid. Elle espère que l’approche qu’elle a développée pour les enfants de 0 à 12 ans serve dans les écoles et les garderies. Elle prépare actuellement une formation destinée au personnel enseignant.

«Les professeurs pourraient intégrer cela à leur enseignements sous forme d’activités de 15 ou 30 minutes. C’est un cadeau pour la vie», conclut-elle.

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