Le nouveau projet Météor a été dévoilé aux riverains de la rue Bressani
REMORQUAGE MÉTÉOR REGAGNE DES CŒURS
Mercredi dernier, la controversée entreprise Remorquage Météor organisait une assemblée publique de consultation afin d’exposer les grandes lignes de son nouveau plan d’entreposage, accueilli favorablement par une foule éparse dans l’amphithéâtre de la Polyvalente Louis-Joseph-Papineau.
Le nouveau projet, fruit de vingt mois de travail, vise principalement à déménager l’entreprise de sa résidence actuelle, sous l’autoroute Métropolitain, vers un terrain voisin, délimité par la voie ferrée, le terrain Benjamin Moore, la rue Bressani et le site d’enfouissement des neiges. L’assemblée publique de mercredi constituait une deuxième étape, après l’adoption du projet en décembre dernier, d’un long processus de changement de zonage.
Après un démarrage pénible en 2007, pour lequel Remarquage Météor s’est attiré les foudres des citoyens de Saint-Michel, Serge Landry, propriétaire, se fait conciliant. « Il y avait des préoccupations quand l’espace d’entreposage était sous la métropolitaine, près d’une école primaire. Cependant nous avons rencontré les gens du Carrefour, les policiers, les citoyens, nous avons démontré notre ouverture » assurait mercredi dernier le grand patron. Benoît Lacroix, directeur de l’aménagement urbain et des services aux entreprises à l’arrondissement, abondait dans la même direction : « l’aménagement actuel n’est que temporaire. Le but de ce projet est de respecter les besoins de la population ».
Une des principales initiatives du nouveau projet est l’implantation d’un « écran végétal », ou une allée de cèdres et de feuillus, dans une zone tampon entre le site d’entreposage et la ruelle derrière les habitations de la rue Bressani, pour camoufler une vue disgracieuse sur le site. Cette proposition a valu à l’architecte paysagiste Céline Dénommé des applaudissements retentissants dans l’amphithéâtre.
« Moi je trouve que c’est une proposition qui a de l’allure » s’exclamait, satisfait, le fondateur du Journal Saint-Michel Léo Bricault, très impliqué dans le dossier. La mairesse Anie Samson déclarait, quant à elle : « Ce soir, le projet a fait un grand pas ». Une représentante du Carrefour populaire de Saint-Michel, Renée-Claude Bergeron, a terminé la séance de questions en se portant à la défense de l’entreprise mal-aimée : « Depuis trois ans, M. Landry fait preuve d’ouverture et nous démontre qu’il est prêt à parler et à chercher des solutions ».
Malgré la réaction généralement positive, des voix dissonantes se sont faites entendre. Pendant la période de questions, les quelques propriétaires de la rue Bressani qui étaient sur place ont fait part de leurs préoccupations, notamment par rapport au bruit et à la dévalorisation de leur propriété. Mais Benoît Lacroix de les rassurer : « C’est un problème sur lequel nous nous pencherons dans les prochaines semaines ». Dossier à suivre.
Isabelle morin
Commentaire mis en ligne le 4 juin 2010je ne suis pas d'accord. Je vis sur la rue Bressani et je ne suis pas du tout intéressé comme tous mes voisins. je ne connais personne qui est intéressé par le projet sauf ceux du fond qui veulent seulement s'ils ont 6 pied de plus de terrain. votre article est faux. les gens n'en veulent pas de ce dépotoir. vous menté dans voter journal et sur votre site. la majorité ne veulent pas. laissé donc les autos avec le béton et la froideur du dessous de métropolitain et laissé donc les peu d'espace vert VERT qu'il nous reste.