Micheline Duhamel, profession : bénévole
Journée Internationale de la Femme
De l'énergie, Micheline Duhamel en a offrir. Depuis plus de dix ans, elle s'investit à temps plein au Carrefour Populaire. Pour elle, aucune tâche n'est plus importante qu'une autre lorsqu'il s'agit d'aider. Portrait d'une grand-mère super-active.
Clémentine Hillairet
50 heures par semaine. C’est le temps que consacre Micheline Duhamel à aider les autres. Un emploi à temps plein, comme bénévole. À 74 ans, elle s'investit à 200 % pour aider les organismes communautaires de St-Michel. Elle, qui a vécu 40 ans ici, connaît bien les besoins et les enjeux des organismes michelois. Pourtant, en 2001, elle déménage et quitte St-Michel. Elle aurait pu chercher d'autres missions dans lesquelles s'investir, mais son coeur et son esprit restent fortement ancrés dans ce quartier qu'elle a vu évoluer.
Micheline Duhamel débute sa nouvelle vie de bénévole en 1992. Après sa retraite, elle décide de s'investir au Carrefour Populaire. « La première fois, c'était pour un déjeuner communautaire, confie-t-elle. Puis, je me suis impliquée de plus en plus. » Très vite, Micheline intègre le conseil d'administration. « D'abord comme secrétaire, parce que j'aime ça rédiger. » Pendant dix années, elle siège au CA du Carrefour Populaire comme Présidente. « J'ai assisté au déménagement du Carrefour de François Perrault au boulevard Crémazie. C'était des années rock'n roll pour l'organisme ». Rock'n roll ! Voilà un mot qui correspond bien au tempérament de cette grand-mère courage. Elle qui vit avec un « trop plein » d'énergie avoue être allée vers le bénévolat pour se reconstruire une famille après la mort de son mari.
Juste une tape dans le dos pour nous féliciter
Aujourd'hui, c'est cette famille d'adoption qui lui est reconnaissante et qui lui accorde une grande marque de confiance. Sa plus grande fierté en tant que bénévole ? « Quand Vivre St-Michel en Santé a rassemblé les aînés qui s'investissent dans le quartier. J'ai gagné une magnifique peinture. » Un geste qui lui est allé droit au coeur. « Quand on est bénévole, c'est bien de recevoir une petite tape dans le dos pour nous féliciter, sourit-elle, parce que malgré notre âge, on peut encore se donner à fond. » Et se donner à fond, elle le fait. Entre l'accueil au Carrefour Populaire, les impôts, les conseils d'administration, le laboratoire leadership du Carrefour populaire.... les semaines sont vite comblées. Mais le bénévolat selon Micheline, ce n'est pas seulement avoir de grandes responsabilités. C'est aussi elle qui, par exemple, écrit les cartes pour souhaiter une bonne fête aux membres du Carrefour. Des petites intentions qui, mises bout à bout, sont toujours payantes. « Ma satisfaction, c'est par exemple quand je vois les progrès de certaines personnes ici. Je pense à cette dame qui pendant trois ans est venue trois fois par semaine, et qui ne parlait jamais. On pensait qu'elle était sourde et muette. Jusqu'au jour où elle a commencé à prendre des initiatives. Ça donne presque les larmes aux yeux… »
Une grand-mère globe-trotteuse
Des baisses de tension, la bénévole en connaît peu. « J'essaie toujours de me réserver du temps pour moi. Par exemple je suis partie un mois en Thaïlande cette année. » Parce qu'en plus d'être une bénévole comme tous les organismes rêveraient d'en avoir, Micheline est aussi une grand- mère globe-trotteuse. Mais hormis ses excursions touristiques, la septuagénaire profite aussi des voyages pour faire.... du bénévolat. « Je suis allée trois fois au Guatemala, pendant plusieurs mois. On faisait beaucoup de construction, de la cuisine, on s'occupait des enfants. J'ai aussi aidé à monter un réseau informatique, comme c'était ma profession initiale. »
Un métier à temps plein et une passion pour le don de soi qu'elle aimerait aujourd'hui pouvoir transmettre à d'autres. « C'est difficile de mobiliser des bénévoles. Mais chacun d'entre nous est important dans ce qu'il apporte. Il n'y a pas de bons ou de mauvais bénévoles. » Le plus important, estime-t-elle, c'est de se remettre en question : « A St-Michel, les gens font beaucoup d'efforts. Quand j'ai commencé mon bénévolat, notre quartier était considéré comme le pire, mais maintenant ça va mieux. C'est les petites choses qui font avancer. »
Micheline Duhamel
Commentaire mis en ligne le 29 mars 2009M. Claude Bricault
Journal de St Michel
Monsieur,
Je veux vous remercier ainsi que Madame Clémentine Hilairet pour l’article que vous avez publié dans le journal de cette semaine sur mon implication dans le secteur, j’en fus émue et très contente. Les gens de ma génération ne sont pas très habitués aux hommages, il fallait toujours se faire discrète dans l’aide qu’on apportait aux autres.
Ma mère me disait toujours »sois serviable ma fille» car si quelqu’un de ton entourage te a à te demande un service c’est que tu n’as pas été assez attentive.
Merci encore et longue vie à votre journal
Micheline Duhamel