S.O.S budget en danger
L’annonce de nouvelles compressions dans le budget de la Ville de Montréal, lancée cette semaine par Gérald Tremblay, en a excédé plus d’un dans les rangs municipaux. L’équipe Tremblay-Dauphin, qui n’a pas su anticiper la crise économique, demande un effort supplémentaire à ses arrondissements qui sont, pour certains, déjà bien endettés après la facture du déneigement de l’an passé. Dans Villeray/Saint-Michel/Parc-Extension, la maire Anie Samson cherche des solutions mais avoue déjà que la tâche sera difficile.
«Il n’y a plus de gras, il n’y a même plus d’os à rogner, on arrive à la moelle!». L’image utilisée par Anie Samson pour décrire l’état de son budget est plus que parlante. L’annonce de nouvelles compressions dans le portefeuille des arrondissements, lancée par le maire Tremblay la semaine dernière comme un pavé dans une mare, en a surpris plus d’un. «Personnellement, j’ai appris tout ça par voie de presse, déclarait la maire de Villeray/Saint-Michel/Parc-Extension, et je trouve ça insultant! Je n’ai reçu aucun document officiel de l’administration pour m’informer». Les coupes qui devraient ne pas dépasser 3% du budget de chaque arrondissement s’avèrent pour beaucoup difficiles à envisager. « Je trouve qu’on a déjà fait notre part, poursuit la maire. Mon arrondissement est déjà endetté pour les trois prochaines années à cause de la facture du déneigement de l’hiver 2007-2008. Où couper?»
Une alerte à l’automne
Anie Samson se dit d’autant plus fâchée, que plusieurs maires d’arrondissement avaient, comme elle, déjà sonné l’alarme à l’automne et en voyant venir les conséquences de la crise. « Ce genre de crise, ça se voit arriver de loin, non?» ajoutait-elle, ironiquement. Déjà au travail sur quelques solutions plausibles, l’équipe Samson attend toujours d’avoir plus d’informations avant de prendre des décisions. Les scénarii envisageables vont de l’annulation ou le report de projets le gel des salaires des élus et des embauches dans la fonction publique. De nouvelles taxes pourraient aussi être imposées sur les voitures, les stationnements ou encore les piscines privées.
Au total une vingtaine de millions de dollars devront être sauvés.