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Une association pour aider les femmes en difficulté

Association des femmes maghrébines

par Yacine Rahmania - Collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 4 novembre 2008 à 15:39
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Une association pour aider les femmes en difficulté
Association des femmes maghrébines
Aider les femmes maghrébines, leur offrir conseils et soutien, c’est l’objectif de Keltoum Ghémari et de son Association des femmes maghrébines. Depuis 3 ans, cette immigrante d’origine algérienne aide d’autres femmes confrontées à des situations difficiles.
Les femmes qui connaissent Keltoum Ghémari la décrivent comme une battante, obstinée dans ses idées. Une éternelle optimiste bourrée de ressources qui se dit qu'à force de lutter, on ne peut finir que par gagner.

C’est en janvier 2005 que Keltoum Ghémari a fondé l'Association des femmes maghrébines dans le quartier Saint-Michel. Le siège se trouve à proximité du métro, en attente d’un local plus spacieux.

Cette immigrante est arrivée au Québec il y a plus de dix ans. «Au fil des ans, j’ai remarqué que beaucoup de femmes, d'origines diverses, sont en détresse», indique-t-elle. «La plupart d'entre elles sont séparées à cause de problèmes de couple, d'autres sont célibataires et confrontées au problème du chômage et de ses conséquences. C’est ce qui m’a poussé à agir».

«Promouvoir l’égalité des chances»

Grâce au soutien d’autres femmes qui partageaient ses opinions, Keltoum Ghémari a donc fondé l’Association des femmes maghrébines et a été désignée comme sa présidente. «Notre objectif principal est de promouvoir l’égalité des chances entre individus». Le divorce est aussi une des fortes préoccupations de l’association. «Je considère le divorce comme un fléau qui provoque beaucoup de dégâts, surtout sur les femmes et les enfants».

Concrètement, l’association fonctionne grâce à des collectes de fonds réalisées auprès d’organismes caritatifs et de dons. «Nous redistribuons ensuite l’aide en fonction des besoins et des priorités». Mais l’action de Keltoum Ghémari ne s’arrête pas là. L’association s’intéresse aussi de près au problème de l’insécurité. «Pour nous, les pouvoirs publics doivent aider les familles en difficulté, favoriser et encourager les initiatives associatives. Il faut aussi embaucher des médiateurs sociaux et tisser des liens forts avec les communautés immigrantes. Instaurer un nouveau pacte social entre les résidants», conclu-t-elle.

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