Le cinéaste Pierre Falardeau était dans l’arrondissement pour parler de souveraineté jeudi le 22 mai dernier, répondant à l’invitation de la députée bloquiste de Papineau, Vivian Barbot.Photo: David Dinelle - Collaboration spéciale
Journée nationale des patriotes - Soirée sur la souveraineté avec Pierre Falardeau
La souveraineté était à l'honneur le 22 mai dernier à la Brasserie La Québécoise, soit quelques jours à peine après la Fête des Patriotes, alors que plusieurs personnes du comté de Papineau se sont réunies le temps d'une discussion avec le cinéaste Pierre Falardeau, à l'invitation de la députée bloquiste Vivian Barbot.
Présenté par Vivian Barbot comme un «grand cinéaste et polémiste», Pierre Falardeau a abordé, avec le langage coloré qu'on lui connaît, plusieurs points lors de son discours devant une salle bondée. Alors que l'option souverainiste est à son plus bas depuis longtemps dans les sondages, il a lancé quelques flèches aux partis indépendantistes, tant provinciaux que fédéraux. Il a notamment reproché au Bloc québécois, dont il est membre, de «s'être institutionnalisé», à l'image des «prisonniers qui passent des années en prison.»
Même s'il se dit «déprimé» par la situation actuelle concernant la lutte pour la souveraineté, Pierre Falardeau a aussi tenu à dire qu'il ne baisserait jamais les bras. «La lutte pour l'indépendance est difficile, mais c'est parce que ça en vaut la peine», a-t-il déclaré. Il a aussi répondu à quelques questions du public, qui était lui aussi fort animé en cette soirée de discussion.
Pierre Falardeau, qui ne se considère pas comme «un orateur», estime que participer à ce genre d'événements lui permet «de faire sa part» pour l'indépendance, «d'accomplir un devoir». «Pour moi, la valeur la plus importante dans l'existence, c'est la liberté. Ma liberté d'homme, ma liberté de créateur et la liberté du peuple aussi. La liberté des peuples, ça existe. Le peuple Québécois a le droit à la liberté, ajoute-t-il. Les peuples qui ont survécu et qui vont survivre sur la Terre, ce sont ceux qui se donnent un État. Tous les peuples qui n'ont pas d'État vont disparaître. L'humanité serait appauvrie si le peuple québécois disparaissait un jour.»
De son côté, Vivian Barbot, la députée du comté fédéral de Papineau, était visiblement heureuse du déroulement de la soirée : «C'est très énergisant de voir que les gens se déplacent pour entendre parler de la souveraineté du Québec. Monsieur Falardeau est un orateur très imagé qui a su capter l'attention des gens.» Celle qui siège aux Communes depuis son élection le 23 janvier 2006 en a profité pour lancé un message à ceux qui trouvent que le Bloc n'en fait as assez. «Si vous trouvez qu'on ne court pas assez vite, et bien fouettez-nous plus fort!»