Non à la concertation
Le maire de Montréal doit répondre aux citoyens
J’ai attendu toute la semaine un appel de Alan DeSousa, membre du comité exécutif de la Ville et responsable du développement économique et durable. Le jour de la tombée, j’ai finalement tenté de joindre M. Tremblay à son cabinet. Une heure plus tard, M. DeSousa était au bout du fil.
Selon M. DeSousa, l’échéancier prévu pour la consultation est tout à fait raisonnable. Il dit avoir l’obligation de faire en sorte que le projet Smart Centre se réalise le plus rapidement possible, et ce, au profit de la communauté. Une démarche accompagnée de « consultations crédibles », souligne-t-il.
Hors, une consultation véritablement crédible ne devrait-elle pas se faire en harmonie avec le milieu concerné ? Ce n’est pas en consultant rapidement durant une période de l’année décriée par la communauté (fin des classes, début de l’été, fin des activités des organismes et tenus des assemblées générales annuelles) qu’on y parviendra. Une consultation à la va-vite paraîtra peut-être crédible, mais le sera-t-elle vraiment, alors qu’elle se réalise au détriment des demandes des premiers concernés ?
Au maire d’en répondre
Même si Alan DeSousa est chargé du dossier Smart Centre au comité exécutif de la Ville, c’est au maire de Montréal de répondre de la confiance que les Michelois lui ont manifestée.
En effet, lors de la création par la Ville d’une table de concertation sur le projet Smart Centre, M. Tremblay a promis aux Michelois que ce développement se ferait dans l’harmonie et le respect des citoyens.