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Journal de St-Michel
45ans2008
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Miron : un dossier qui sent mauvais

Article mis en ligne le 18 janvier 2008 à 15:41
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Miron : un dossier qui sent mauvais
En 1984, le ministère provincial de l’Environnement octroyait à la compagnie Miron un permis d’enfouissement sanitaire valide pour cinq ans. Cette décision outrepassait les recommandations de la Communauté urbaine de Montréal qui souhaitait voir ce permis renouvelé pour un an seulement. La nouvelle n’a évidemment pas réjouit les Michelois qui se battent alors pour faire respecter leur qualité de vie.
Une véritable levée de bouclier a immédiatement suivi cette décision. Les regroupements impliqués contre l’opération non sanitaire de Miron ont alors appuyé le Parti québécois du comté de Viau qui a dénoncé le renouvellement du permis octroyé à la compagnie Miron par le ministre Adrien Ouellet. Léo Bricault, de l’ADDM, a démontré qu’une ordonnance comprenant de nombreuses conditions à respecter avant 1981 avait été émise en 1979 et qu’en 1984, ces conditions n’étaient encore pas toutes complétées. Même si le ministre Ouellet ne semble pas vouloir revenir sur sa décision, les Michelois sont prêts à se battre.
La Ville achète le terrain de Miron
En mai 1984, les Michelois apprennent enfin une bonne nouvelle concernant la carrière Miron. Elle fera place à un parc! En effet, la Ville de Montréal se portera acquéreuse pour la somme de 45 M$ du site de la carrière Miron, soit près de 20 millions de pieds carrés.

L’acquisition par la Ville de Montréal s’échelonnera sur trois ans. Le 1er octobre 1986, toutes les activités relatives à l’exploitation de la carrière devront prendre fin. Le site d’enfouissement sanitaire cessera définitivement ses activités le 31 décembre 1987.

C’est une sorte de victoire pour les citoyens de St-Michel qui n’ont cessé, depuis 20 ans, de dénoncer les problèmes et les inconvénients que leur causait la présence et surtout l’utilisation du site de la compagnie Miron. En faisant de ce site un parc, il deviendra le quatrième plus grand espace vert de la métropole après le parc du Mont-Royal, l’île Ste-Hélène et le parc Maisonneuve. La création de ce parc fera maintenant de St-Michel un havre de verdure.

Avec l’annonce de la fermeture du site de Miron, les nombreuses associations qui ont lutté pour la qualité de vie des Michelois, dont l’ADDM, peuvent dire : Misson accomplie! (NDLR:Les citoyens de St-Michel n’était toutefois pas au bout de leurs peines. Le parc tant attendu est en voie de se concrétiser près de 25 ans plus tard. Oui, le site abrite maintenant le Complexe environnemental de St-Michel, mais l’aménagement du parc n’en est qu’à un stade assez préliminaire.) (Mercredi, 29 février, 14 mars, 16 mai 1984)

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