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Portes ouvertes à l’École nationale de cirque

par Marie-Ève Maheu/Collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 3 décembre 2007 à 13:05
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Portes ouvertes à l’École nationale de cirque
Blanche Fillion-Guignard, 12 ans, et sa mère ont visité l’École nationale de cirque lors des portes ouvertes le 24 novembre. - Marie-Ève Maheu
Portes ouvertes à l’École nationale de cirque
L’École nationale de cirque, au cœur du quartier Saint-Michel, a ouvert ses portes au grand public le samedi 24 novembre. Quelques centaines de personnes ont franchi les portes de l’édifice, situé sur la 2e avenue (coin Jarry).
Les gens ont pu visiter les installations, se procurer de l’information sur les programmes et même voir quelques numéros acrobatiques présentés par les finissants du programme collégial.

«Ce sont surtout des jeunes de niveau secondaire avec leurs parents qui viennent voir. Les enfants les convainquent de découvrir ce monde», affirme le directeur des communications de L’École nationale de cirque, Christophe Rousseau.

Accompagnée par ses parents, Blanche Fillion-Guignard, 12 ans, a visité l’école lors des portes ouvertes. «Voir les performances que les étudiants ont faites m’a beaucoup impressionnée», dit-elle. À quelques mois de son entrée au secondaire, elle aimerait s’inscrire à la formation cirque-études. «Ils m’ont dit que le programme exigeait beaucoup d’heures de travail. Mais je sais que c’est ça que je veux faire. Le cirque, c’est ma passion! J’en fais déjà à mon école primaire.»

La mère de Blanche est prête à débourser les quelque 3 000$ par année nécessaires. «On veut l’aider à réaliser son rêve. Si elle n’est pas acceptée cette année, elle pourra se réessayer l’an prochain.»

Sélection serrée

En plus du programme secondaire cirque-études et d’autres cours parascolaires pour les 9 à 17 ans, l’École nationale de cirque offre une formation collégiale de trois ans reconnue internationalement. Y accéder n’est cependant pas de tout repos. Des auditions ont lieu à Montréal, Toronto et Vancouver pour recruter la crème du pays. «On cherche des jeunes qui sont familiers avec un sport acrobatique, comme la gymnastique, le patinage artistique ou le plongeon», dit Christophe Rousseau. Des jeunes de partout sur le globe sont aussi repêchés. Ils forment le quart des étudiants inscrits au programme collégial.

Des quelque 150 candidats intéressés à la technique, 25 sont retenus. Durant une semaine, les aspirants étudiants doivent se plier à une série de tests physiques, démontrer leur créativité et leurs compétences en danse et en jeu théâtral. Ils doivent même présenter un numéro de leur cru. «C’est très exigeant comme formation. Nous recherchons des artistes-athlètes de haut calibre. On encourage les jeunes à suivre des programmes préparatoires», dit Christophe Rousseau. Les sélections pour l’année 2008 auront lieu en février prochain.

Voir grand!

Le marché des arts du cirque est en constante croissance. Selon Christophe Rousseau, les perspectives d’emplois sont plus qu’intéressantes. «Outre le Cirque du Soleil, beaucoup d’autres compagnies engagent, en Europe, aux États-Unis et en Australie. Nos élèves se placent à 100% dans l’année qui suit la fin de leur formation, soutient-il. Il reste beaucoup à faire pour faire connaître l’industrie au grand public!»

<@CP>Marie-Ève Maheu

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