Nina Faucheux discute avec les participants
Jarry fait parler d'elle
La rue Jarry fait parler d’elle ces derniers temps. Après la réalisation de parcours commentés durant lesquels les citoyens ont été invités à s’exprimer sur des changements à apporter à la rue, c’est le 21 novembre dernier que la Ville de Montréal a présenté les résultats de ces parcours, à la TOHU.
@R:Découlant d’une collaboration entre la Table de concertation Vivre Saint-Michel et Santé, le Chantier de revitalisation urbaine et sociale du quartier et la Direction de la diversité sociale de la Ville de Montréal le projet Parlons de la rue Jarry avait pour objectif de créer une mobilisation citoyenne autour de cette rue.
C’est Nina Faucheux, stagiaire en développement social à la Ville de Montréal et étudiante en aménagement et développement du territoire à l’Institut d’urbanisme de Grenoble, en France, qui s’est livrée à mener l’expérience et à recueillir, tout au long du processus, les idées et opinions des citoyens.
C’est dans le cadre de la revitalisation urbaine et sociale du quartier Saint-Michel qu’a émergé cette idée, alors que la rue Jarry laisse croire à un possible développement social et économique.
Ce sont donc deux groupes de dix personnes qui ont pris part au projet, d’une part les citoyens, qui ont déambulés sur la rue et d’autre part des commerçants, qui ont répondu à un questionnaire.
Plusieurs commentaires sont ressortis presque unanimement parmi les citoyens, d’où la création de thèmes prioritaires, qui touchent la propreté, l’apparence et l’environnement, la sécurité des personnes et les déplacements, l’embellissement et l’esthétisme, les commerces et services ainsi que l’habitat.
À travers le processus, certaines suggestions ont été proposées, notamment celles d’installer poubelles et abribus et d’améliorer l’esthétisme de la rue, en se débarrassant de la multitude de fils encombrant et visibles sur la rue.
Selon Marie-Claude, chef de la division et des réaménagements urbains, le dossier des fils électriques sur la rue Jarry en est un gros. « Ça fait longtemps qu’on travaille sur ce dossier, affirme-t-elle. Mais sur un poteau, il y a Bell, Vidéotron et Hydro-Québec. Il faut s’asseoir avec tout ce beau monde et se parler. »
Même si les suggestions et idées apportées cette initiative ne se concrétisent pas immédiatement, Mme Faucheux affirme qu’il faut être patient. « Il est certain qu’on ne peut prévoir à court ou à long terme ce qui se passera, dit-elle. Mais c’est quand même une démarche nouvelle qui fournit quelques outils de promotion. »