Rapport d’enquête sur l’administration
La crise qui a éclaté à la ville de St-Michel - maintenant devenue un quartier de la ville de Montréal - au début de l’année 1968 serait principalement attribuable à des erreurs humaines. Les membres du Conseil municipal de l’ex-cité de St-Michel aussi bien que certains officiers de la municipalité ont négligé ou refusé de suivre les principales lois municipales instaurées pour éviter une administration à la bonne franquette, comme si c’était une affaire personnelle.
Au terme de l’enquête menée par la Commission municipale de Québec sur l’administration de la ville de St-Michel, le juge et les commissaires soulignent que la ville était administrée comme une entreprise personnelle sans qu’on se soucie des règles établies pour la protection du citoyen. Il est établi clairement dans ce rapport que le maire et les échevins se sont ingérés dans l’engagement du personnel, l’émission des permis et le choix des entrepreneurs en construction. Il a été démontré que cette manière d’agir n’était nettement pas à l’avantage de la municipalité.