Ça passe vite...
1962 Léo Bricault, un des fondateurs du Journal de St-Michel, vous dirait sûrement que c'est comme si c'était hier. Hier, il lançait Le St-Michel, une aventure qui se poursuit encore 45 ans plus tard.
Oui, bien sûr, Le St-Michel porte aujourd'hui un autre nom. Moi qui ait eu la chance de feuilleter les pages jaunies et racornies des archives de cette institution - n'ayons pas peur des mots - michelois, je peux vous dire que sa mission est toujours la même : celle d'informer, défendre, comprendre et éclairer les citoyens de Saint-Michel, qu'ils soient Québécois, Italiens, Maghrébins, Latino-Américains...
Dans les années 1960, on vantait les mérites de cette Cité Saint-Michel, une ville de la banlieue (!) de Montréal dont la croissance n'avait d'égal que l'enthousiasme de ses citoyens. Puis, vint l'annexion à la Ville de Montréal qui, même si le journal a fermement bataillé contre celle-ci, a rallié la majorité. Dans les années 1970, les Michelois, devenus des Montréalais à part entière, continuent de voir leur quartier se transformer : des écoles poussent, d'autres ferment, des stations de métro se creuseront bientôt un chemin sous la terre, le boulevard Pie-IX et la rue Jean-Talon sont de vastes chantier, les carrières sont exploitées au maximum...
Le St-Michel a lui aussi subi des transformations. Dans cette édition spéciale, vous remarquerez que les années 1975 et 1976 sont manquantes. Ce n'est pas une erreur. Fautes de moyens - financiers et humains -, Le St-Michel a dû prendre une pause. Pour mieux revenir en 1977 sous le nom Les Nouvelles de St-Michel...
Dans la prochaine édition spéciale le 16 décembre, l'histoire de la décennie 80 vous sera dévoilée et vous réserve, sans aucun doute, plusieurs surprises.
Espérons que ce voyage dans le temps vous rappellera de bons souvenirs ou vous éclairera sur la vie passée de votre quartier. Bonne lecture!