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Déjà un an à se battre pour le départ de Remorquage Météor

par Vivianne Saint-Denis/Collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 9 novembre 2007 à 11:03
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Déjà un an à se battre pour le départ de Remorquage Météor
Le 5 novembre dernier à 19 h, une vingtaine de personnes se sont réunies lors d’une assemblée tenue au Carrefour Populaire de Saint-Michel pour marquer les efforts effectués depuis un an.
Déjà un an à se battre pour le départ de Remorquage Météor
La lutte pour inciter Remorquage Météor à déménager du quartier se poursuit. Le 5 novembre dernier à 19 h, une vingtaine de personnes se sont réunies lors d’une assemblée tenue au Carrefour Populaire de Saint-Michel pour marquer les efforts effectués depuis un an. Le comité de suivi entend continuer ses actions tant et aussi longtemps que la compagnie n’aura pas quitté son adresse actuelle sous l’autoroute 40.
Cette assemblée de commémoration a été l’occasion pour le comité d’évoquer les faits et les événements du dossier Météor. Rappelons que tout a commencé le 23 octobre 2006 lorsque Remorquage Météor s’est installé sous l’autoroute Métropolitaine, entre Saint-Michel et Iberville. Cette portion qui est entourée de part et d’autres de maisons et de logements, est une zone résidentielle. Or, l’arrivée de la compagnie a amené une plus grande circulation de véhicules lourds dans cette section du quartier qui compte également une école, un Carrefour Populaire et une église. Depuis ce temps, l'entreprise par l'intermédiaire des véhicules accidentés qu'elle remorque, met en péril la sécurité des gens vivant autour et cause plusieurs inconvénients dont entre autres, la pollution visuelle. Néanmoins, dans le but de diminuer le risque d'accidents, le propriétaire de Météor, M. Serge Landry, a fait installé des clôtures de sécurité à ses frais afin d'empêcher l'accès aux enfants et aux personnes en général, de se blesser avec les décombres des voitures accidentées.

Peu de temps après soit, au début de novembre 2006, des citoyens de Saint-Michel se réunissaient pour dénoncer la situation et pour créer le comité de suivi. Constitué de huit résidents et piloté par Renée-Claude Bergeron, agente de participation citoyenne au Carrefour Populaire, le comité a depuis, réalisé plusieurs actions pour s’assurer que la compagnie disparaisse du quartier. En cette année bien occupée, les membres du comité se sont présentés six fois au conseil d’arrondissement, trois fois au conseil municipal en plus de rencontrer le député provincial, M. Emmanuel Dubourg et de participer à plusieurs réunions d’organismes dans le quartier. Par ailleurs, ils ont aussi tenu une manifestation et, ont exposé le problème à l’attachée politique de la ministre des Transports, Mme Julie Boulet.

Lors des prochaines semaines, le comité de suivi réalisera des actions auprès du gouvernement provincial puisque l’autoroute Métropolitaine ainsi que sa partie sous-jacente sont gérés par le ministère des Transports. Le comité a donc lancé une pétition qu’ils remettront à M. Dubourg à la fin du mois de novembre afin que celui-ci la dépose à l’Assemblée nationale. D’ici là, les membres du comité feront du porte-à-porte dans le quartier pour amasser des signatures et une copie de la pétition sera disponible au Carrefour Populaire.

Pendant la soirée de commémoration, Kattia Pineda, une des membres du comité, a aussi incité les gens à envoyer un courriel à la ministre des Transport et à son attachée politique pour dénoncer le problème de localisation de la compagnie Météor et pour faire bouger le dossier. Pour sa part, Mme Bergeron a annoncé que Météor avait fait une offre d’achat pour un terrain dans un autre arrondissement de l’île de Montréal et que la compagnie attendait une réponse à son offre. Si tout va bien; M. Landry prévoit que la compagnie quittera Saint-Michel vers le mois de février.

Or, pour le comité de suivi le problème ne s’arrête pas là. «On travaille aussi (le comité) pour le "après Météor" et on le souligne dans la pétition. On ne veut plus que ça arrive. Parce que si eux (Remorquage Météor) partent; on ne veut pas que pire vienne s’installer. On veut que quelque chose soit fait, une législation, peu importe; on ouvre les négociations pour que ce soit pris en considération», a déclaré Mme Bergeron. En fait, le comité veut qu’un projet de revitalisation des abords de l’autoroute Métropolitaine soit mis en place dans les prochains mois.

Puis, vers 19 h 30, le groupe a allumé des lampions et a défilé sur le boulevard Crémazie Est devant la fourrière. «On veut souligner qu’il y a des gens qui s’impliquent depuis un an, qui y croient et que même si c’est difficile […] on essaie d’allumer notre petite lumière comme on peut», a affirmé Mme Bergeron. Le lendemain de cette soirée commémorative, de nouveaux développements ont eu lieu. Le comité de suivi a reçu un appel afin de prendre rendez-vous avec Alan DeSousa, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal. Puis en soirée, les membres du comité se sont présentés de nouveau au conseil d’arrondissement et, ont présenté leur pétition. Tous les élus l’ont signée.

Malgré les récents développements, le dossier Météor n’est pas clos. Il faut encore que le déménagement s’effectue et voir à qui et à quoi servira l’espace laissé vacant. Les membres du comité de suivi en sont bien conscients et continuent leurs démarches.

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