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Rencontre avec Soraya Martinez

par Julie Perreault Wolfe
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Article mis en ligne le 20 avril 2007 à 15:04
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Rencontre avec Soraya Martinez
Le Journal St-Michel a rencontré Soraya Martinez, conseillère municipale du district St-Michel, pour discuter des certains aspects du projet de développement de la carrière St-Michel (Francon) proposé par SmartCentre.
J St-M. Suite à la consultation publique sur le projet de développement de la carrière St-Michel, on sait que le promoteur SmartCentre compte construire un méga centre commercial ce qui génèrera la création de nombreux emplois. Mais outre cela, quels seront les avantages d’un tel projet pour le quartier ?

S.M. C’est sûr que c’est un projet qui aura beaucoup d’impact dans le secteur. Outre la création d’emplois et le projet développement de centre commercial, je pense que ce qui est intéressant ; c’est tout le processus qui est en arrière et que nous avons mis sur pied suite entre autres, aux représentations de VSMS afin de pouvoir dialoguer, faire une table de concertation autour de ce projet. Et, que ce projet dans son évolution soit bonifié par nos discussions. Donc, je crois que c’est un processus exemplaire pour tous les grands projets de Montréal et pour nous, au niveau du quartier, cela va être à notre avantage d’avoir ce processus en arrière du projet pour toute la première partie.

L’évolution et la mise sur pied du projet: quand il est fait à l’intérieur d’une table de concertation ; il ne peut qu’être bénéfique pour le quartier. À tous les niveaux que ce soit, en termes commerciales, d’impacts économiques, d’impacts sociaux et oui, par la création d’emplois, mais je pense aussi par la prise en charge d’un quartier pour préparer les gens à l’employabilité qui va être potentiel quand le projet va être à terme. C’est bien beau de demander à un promoteur d’embaucher des gens, mais il faut que ces gens soient prêts. Et cela, c’est l’autre côté de la médaille ; il y a une responsabilité collective du milieu de préparer ces gens-là.

Outre l’emploi, je pense que développer la carrière Francon est une priorité pour St-Michel parce qu’elle va entraîner aussi un effet de levier pour d’autres développements éventuellement dans le quartier. Cela ne veut pas dire qu’il faut faire du développement n’importe comment. Mais, dans les mots « développement durable », il y a le mot « développement ». Il faut qu’on s’attende au développement d’un secteur qui a été laissé pour compte depuis plus 20 ans. Ce projet va avoir un impact non seulement économique par l’emploi, mais aussi en terme social et en terme de notoriété du quartier. De plus, je crois qu’il changera la vision du quartier définit souvent comme un quartier en difficulté avec beaucoup de problématiques sociales. Je pense qu’il faut aussi démontrer que le quartier a des possibilités de développements intéressants. Que nous sommes capables d’asseoir à la même table le milieu des affaires, le milieu communautaire et le milieu politique par le biais du promoteur et disc0uter sur un projet. Et ce processus-là, je pense que ça va au-delà de la création d’emplois.

J. St-M. M. Yves Lévesque (d.-g. de VSMS) disait qu’une consultation publique devait avoir lieu sur le contenu de l’accord de développement dont la signature est prévue pour le 27 septembre prochain (voir article du 1 avril 2007). Quelle forme prendra cette consultation ?

S.M. La question de la consultation publique a été abordée de toutes sortes de façons. Les gens ont eu des interprétations qui ont été mal amenées. Je pense qu’il faut partir de la base, à même la table de concertation. On travaille tous ensemble pour amener un projet à terme et que ce projet fasse consensus au niveau de la population, des milieux politiques et niveau du promoteur qui amène le projet et l’argent pour le faire. Lorsque l’on dit que nous sommes prêts à faire des consultations publiques. Je pense que le consensus au niveau de la consultation publique a été fait et depuis longtemps. Il y a eu des malentendus. On a parlé de l’article 89, de la consultation publique, de référendums et de ne pas faire de référendums. Il faut arrêter de donner de mauvaises intentions aux gens que ce soit le promoteur, le communautaire ou les élus. Je pense que nous sommes assis à une même table ; on s’entend sur le fait qu’on veut consulter. Maintenant il s’agira de voir comment nous allons consulter en ayant à l’esprit que chacune des façons aura ses avantages et ses désavantages non pas par rapport aux résultats, mais par rapport au processus de consultation. Et, il faudra choisir le processus qui s’assure que ce sont bien les gens de St-Michel qui vont venir se prononcer. Parce que c’est eux qui vont vivre avec ce projet et qui vont subir les impacts positifs de ce projet-là. Donc, c’est évident qu’avec ce processus que nous allons mettre sur pied ; il faut s’assurer que les gens de St-Michel vont pouvoir s’exprimer. Oui, on est d’accord sur un processus de consultation. Est-ce qu’on sait comment on va le faire ? À ce jour, on ne le sait pas. Est-ce qu’on sait quand on va le faire. Cette réponse non plus, nous ne l’avons pas. On ne peut pas consulter les gens sur un projet qui est hypothétique. Il faut consulter les gens sur un projet fini, déterminé et qui est une maquette réelle de ce qu’on veut faire. On ne peut pas consulter sur des hypothèses.

J. St-M. Mais est-ce que ce projet va être prêt avant l’accord de développement ?

S. M. C’est une bonne question. Je pense que la réponse doit être donnée par le promoteur. Est-ce que le temps est assez long pour pouvoir faire l’ensemble des études qu’on a besoin de faire ? Actuellement, le promoteur est entrain de faire ses études. On a eu une rencontre du comité de concertation au mois de mars dernier ; il y en a une autre prévue au mois de juin. Et, nous essayons d’en avoir une autre avant. Est-ce qu’on a besoin de se voir plus ? Probablement. Est-ce que la volonté de se voir pour pouvoir justement arriver à ce que tout le monde soit à l’aise avant l’accord de développement, est là ? C’est le but. Mais, est-ce qu’on va être prêt ? Je ne peux répondre à cette question. Je crois que ça va être au comité de concertation à se pencher sur ça et à en arriver avec un certain consensus. On a réuni autour d’une table des élus, des fonctionnaires de la fonction municipale, centrale et de l’arrondissement, le promoteur, le milieu communautaire et le milieu des affaires entre autres par le biais de la CDÉC ; ce processus est extrêmement intéressant. C’est la première fois qu’on fait cela pour de grands projets. Alors, je pense qu’il faut faire confiance à ce processus et aux gens qui sont là pour représenter l’ensemble des citoyens et l’ensemble du milieu de St-Michel. Je pense qu’il y a la volonté que ce projet-là avance et rapidement. Mais qu’il avance de façon intelligente et en consensus avec tous. C’est l’objectif visé. C’est ce que je répète à tous ; faites confiance au processus.

J. St-M. Les délais ont l’air assez courts étant donné que la date du dépôt de développement a déjà été fixée. Est-ce possible qu’elle soit repoussée comme l’a été la date de l’accord de principes ?

S.M. La différence avec l’accord de principes ; c’est que la date de l’accord de développement a été inscrite dans l’accord de principes. Donc, c’est comme un contrat en fait. Est-ce que la date peut être repoussée ? Je ne peux répondre à cette question. Mais, comme je vous l’ai dis ; il faut que ces questions soient traitées dans le comité de concertation. Ce sont des questions qui pourront être amenées dans le comité de concertation et pourront y être traitées à l’intérieur. C’est là qu’elles trouveront réponses.

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