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C'est avec des sous qu'on fait des dollars C'est avec des languettes qu'on obtient des marchettes!

par Julie Perreault Wolfe
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Article mis en ligne le 20 avril 2007 à 15:01
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C'est avec des sous qu'on fait des dollars 
C'est avec des languettes qu'on obtient des marchettes!
de g. à d.:. Mme Carmelle Martin, Mme Julie Matteau, infirmière du CLSC St-Michel, M. Albert Martin, M. Gérald Lafleur Photo: Julie Perreault-Wolfe
C'est avec des sous qu'on fait des dollars

C'est avec des languettes qu'on obtient des marchettes!
L'Opération languettes de canettes orchestrée par M. Gérard Lafleur a encore fait un heureux. Le 17 avril dernier, M. Lafleur a été remettre en compagnie de l'infirmière Julie Matteau du CLSC de St-Michel, un déambulateur –surnommé de façon familière, marchette- à M. Albert Martin.
Un cadeau qui tombe à pic
Le déambulateur fort attendu, a illuminé la journée des Martin qui le convoitaient depuis longtemps. "On avait bien hâte de l'avoir" a affirmé Mme Martin. "Grâce à lui, nous pourrons sortir un peu plus souvent; nous pourrons nous rendre à nos rendez-vous avec plus de facilité […]" de renchérir cette dernière.

À vrai dire, les Martin ont fait leur demande pour l'acquisition du déambulateur depuis un certain temps déjà. Malheureusement, M. Martin n'était pas éligible au programme de subventions parce que son appartement était muni d'escaliers ce qui aurait quelque peu freiner l'utilisation du déambulateur. "Il est vrai que je ne peux déplacer le déambulateur de haut en bas par moi-même, mais notre fille va nous aider" a ajouté Mme Martin. Or, suite au refus de subventions, le couple aurait dû débourser 300$ pour obtenir l'objet en question. C'est alors que le CLSC de St-Michel a fait appel à M. Lafleur. "Lorsque nous ne pouvons fournir nous-mêmes les fauteuils roulants, les déambulateurs ou autres; nous faisons appel à M. Lafleur pour nos clients qui se voient refuser les subventions et/ou qui n'ont pas les moyens pour un tel achat" de dire Julie Matteau, infirmière du CLSC de St-Michel.
De l’environnement au bénévolat
M. Lafleur a d’abord créé l’Opération languettes de canettes afin de protéger l’environnement. «C’était pour nettoyer un peu» de dire ce dernier. Puis, ne sachant pas quoi faire de toutes ces languettes recueillies, il décida d’aller les vendre à des ferrailleurs. Avec l’argent qu’il reçut; M. Lafleur décida de faire d’une pierre deux coups: l’argent servirait pour acheter des fauteuils roulants, des déambulateurs, des marchettes et autres prothèses pour les personnes qui ne pouvaient s’en procurer par elle-même. C’est ainsi que M. Lafleur ouvrit un compte bancaire spécifiquement pour l’argent des languettes et commença à ratisser le quartier à la recherche de ces petits bouts de ferraille. D’abord aidé par son gendre puis, seul pour effectuer le travail, M. Lafleur porte l’Opération languettes de canettes sur ses épaules depuis près de quinze ans.
Un travail de moine
Combien pensez-vous qu’il faut de languettes de canettes pour obtenir un déambulateur? «Pour le déambulateur (de M.Martin), il m’a fallu remplir 15 bacs de recyclage de languettes» a affirmé M. Lafleur. «Pour un fauteuil roulant, cela peut m’en prendre facilement 20 bacs» de renchérir ce dernier. En tout, dépendamment de la fluctuation du prix du fer, une livre de languettes peut rapporter 85¢ la livre. C’est donc un véritable de travail de moine auquel s’attelle M. Lafleur, mais fort heureusement, il peut compter sur le soutien de certains organismes dont la société Saint-Vincent-de-Paul de Repentigny pour l’aider à ramasser ces languettes. «Tant et aussi longtemps que je serai capable de porter mes bacs remplis de languettes, de me promener avec ma voiture pour faire la cueillette et de m’occuper de toute l’organisation; je continuerai!» de déclarer M. Lafleur.

Photo: Julie Perreault-Wolfe
Honoré à la Journée S'entr'aînés à s'entraider
Le travail de M. Lafleur a été souligné lors de la Journée S'entr'aînés à s'entraider. Le CSSS de Saint-Léonard et Saint-Michel a présenté la candidature de M. Lafleur pour son dévouement et ses nombreuses années de bénévolat dans le quartier. Grâce à lui, plus d'une quinzaine de fauteuils roulants et autres instruments aidant à la mobilité ont été distribués. M. Lafleur s'est vu remettre une plaque honorifique.

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