Les représentants des cinq principaux partis confrontaient les idées contenues dans les plates-formes environnementales de leur formation, jeudi dernier à la TOHU. Photo:Yourianne Plante
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Grand débat sur l'environnement à la TOHU
Un grand débat sur les enjeux environnementaux du Québec, qui réunissait les représentants des cinq principaux partis, a eu lieu le 7 mars à la TOHU. Plus de 730 participants s'y sont rendus expressément pour entendre les politiciens de l’Action démocratique du Québec (ADQ), du Parti libéral (PLQ), du Parti québécois (PQ), du Parti vert (PV) et de Québec solidaire (QS) s’exprimer sur le thème de l’environnement. Le grand gagnant de cette joute oratoire fut, sans conteste, la démocratie.
C’est avec la collaboration de quelques groupes environnementaux, dont Greenpeace et Équiterre, que l’événement a pu se concrétiser. Marie-Ève Roy d’Équiterre, était agréablement surprise de constater l’intérêt de la population. «L’environnement est la deuxième priorité des Québécois, après la santé, et ça paraît! ». D’ailleurs, selon Sylvain Castonguay du Parti vert, l’heure n’est plus à la division en environnement, mais à l’implication.
La majorité des citoyens étaient venus pour mieux connaître la plate-forme environnementale des partis, mais quelques-uns, comme Robert Ménard du Front Commun pour une Gestion Écologique des déchets (FCQGED), espéraient entendre les politiciens «sortir de leur cassette habituelle et prendre des engagements clairs».
Les politiciens ont présenté les orientations de leur parti en environnement, sans toutefois s’engager sur des terrains trop glissants. Sur la question de l’étiquetage obligatoire des OGM, une promesse non tenue des Libéraux, l’actuel ministre du Développement durable et des Parcs, Claude Béchard, n’a pas renouvelé l’engagement que son chef avait pris dans ce dossier.
Les thèmes de l’énergie et de la lutte aux changements climatiques, des forêts et des aires protégées, des budgets et du financement et de l’environnement et la santé, ont tous été abordés durant la soirée. Au grand bonheur de Steven Guilbeault de Greenpeace, quelques enjeux ont fait l’unanimité.
«Je suis encouragé de voir qu’il y a un consensus sur l’importance du transport en commun, de l’efficacité énergétique et de l’enjeu des changements climatiques. Peu importe de quel parti il est issu, le prochain gouvernement devra aller de l’avant en matière d’environnement», a-t-il souligné.
Des attaques et des idées
Au fil du débat, il y a aussi eu des attaques bien senties provenant surtout de Stéphane Bergeron du PQ visant Claude Béchard du PLQ. Ses flèches visaient les enjeux du Mont-Orford, de l’autoroute, 25 et de la loi sur la qualité de l’air, qualifiée de «désuète» par Monsieur Bergeron. Sylvain Castonguay du Parti vert, plutôt discret car c’était son premier débat, a questionné le ministre libéral sur la question des ports méthaniers.
Dominique Bernier de Québec solidaire a soutenu que son parti rendrait l’eau publique partout sur le territoire du Québec, qu’il ne construirait pas d’autres barrages hydroélectriques et qu’il nationaliserait la filière de l’énergie éolienne. Des projets qui semblaient plaire à la foule. Simon-Pierre Diamond, candidat de l'ADQ de Mario Dumont, a répété que son parti «passerait à l’action» dès son élection, sans toutefois présenter d’idées novatrices.