Qu’il soit en Abitibi ou à Chicoutimi, la réaction est immédiate à l’annonce d’un spectacle de Marco Calliari. (Photo gracieuseté: Jean-Charles Labarre)
Du métal à la balade italienne traditionnelle
« Evil Blood». « Demons Are Forever ». « Que le diable m’emporte ». Marco Calliari a chanté durant 17 ans les grands succès du groupe heavy metal Anonymus. Aujourd’hui, son répertoire comprend des classiques italiens aux titres de « Caruso », « O Sole mio » et « Cosa Nostra ».
Marco Calliari est nostalgique de l’époque où il criait avec rage dans un micro. « Je serais encore avec Anonymus si mon aventure solo n’avait pas fonctionné, admet-il. J’ai passé 17 belles années avec mes chums à chanter du métal et je suis persuadé que je vais encore faire des projets assez “heavy“ dans le futur. Mais pour l’instant, je suis entièrement subjugué par la musique italienne et je veux poursuivre dans cette direction. »
C’est à l’âge de 14 ans que Marco Calliari a touché, pour la première fois, à un véritable instrument de musique, une batterie. Dans un sous-sol de St-Léonard, il en a appris les rudiments, tout en développant son oreille musicale, au son de la musique heavy métal des années 1980.
17 ans plus tard, il tente finalement sa chance en solo, enregistrant un premier album complètement à l’opposé de ce qu’il avait offert à ces fans jusque-là. « Pour les 60 ans de mon père, j’ai décidé de lui faire une fête et de lui écrire quelques chansons du type ballade traditionnelle italienne. Puis, j’ai ajouté d’autres chansons et j’en ai fait un disque. C’est comme ça que tout a commencé. Mais pour moi, le métal, c’est comme la chanson traditionnelle ou l’opéra ; tout ça se complète sans problème. La musique est un tout. »
Le plaisir de la découverte
Qu’il soit en Abitibi ou à Chicoutimi, la réaction est immédiate à l’annonce d’un spectacle de Marco Calliari. Même que « l’accueil est débile », pour reprendre les termes exacts du chanteur.
« En région, c’est encore plus impressionnant qu’à Montréal ou Québec. Il n’y a pas la réserve qu’on a dans les grandes villes. Les gens réagissent instantanément, ils sont là pour faire le party. On dirait un gros mariage à l’italienne », rigole Marco.
Justement, le chanteur planche actuellement sur un projet de « mariage » entre la musique traditionnelle québécoise et italienne. « J’ai rencontré Yves Lambert (ancien chanteur de la Bottine souriante) dernièrement et on prépare un gros party qui aura lieu à la fin de 2007 et qui va mêler les deux styles de musique. Je veux faire redécouvrir aux gens leur culture musicale, qu’elle soit italienne ou québécoise », annonce-t-il.
Italiens et Québécois dansant un rigodon sous l’air de « Bella Ciao » le soir du Jour de l’An ? Ça promet !
« Les Québécois et les Italiens réagissent exactement de la même façon vis-à-vis leur musique traditionnelle. Je veux leur faire redécouvrir la beauté de cette musique »
-Marco Calliari