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Assemblée publique intimiste

Changement de zonage sur la rue Jean-Talon

Marie-Luce Pelletier-Legros par Marie-Luce Pelletier-Legros
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Article mis en ligne le 26 janvier 2007 à 18:13
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Assemblée publique intimiste
Claude Bricault, éditeur du Journal de St-Michel en pleine assemblée publique à la Maison du citoyen. À l’avant, Benoît Labonté, directeur de la Direction de l’aménagement urbain et des services aux entreprises et à la conseillère de Parc-Extension, Mary Deros, qui présidait l’assemblée. Photo:M.-L. P.-L.
Assemblée publique intimiste
Changement de zonage sur la rue Jean-Talon
Le Journal de St-Michel était présent mercredi dernier, lors de l’assemblée publique de l’arrondissement concernant le changement de zonage de la rue Jean-Talon (entre l’avenue Pie-IX et l’avenue Shelley). Une assemblée assez intime puisque seulement 11 personnes s’étaient déplacées pour le début de celle-ci à 17h30. Neuf membres du personnel de l’arrondissement complétaient l’assistance.
Rappelons que l’arrondissement de Villeray/St-Michel/Parc-Extension (VSP) veut modifier le règlement municipal qui oblige les propriétaires de ce tronçon de la rue Jean-Talon à louer leur rez-de-chaussée à des fins commerciales. La Direction de l’aménagement urbain et services aux entreprises évoque la discontinuité du tissu commercial comme argument massue afin de changer le règlement.

Dans les faits, 63% des rez-de-chaussée ont une fonction mixte (résidentielle et commerciale) et 13% sont occupés commercialement. Les commerces occupent donc dans 76% des cas les rez-de-chaussée de la rue Jean-Talon et seulement 24% le sont à des fins résidentielles.

«Vous voulez empêcher le développement commercial de l’artère Jean-Talon à cause de la discontinuité commerciale du secteur, mais c’est le seul endroit dans le quartier où il y en a une continuité», a déclaré Claude Bricault, éditeur du Journal de St-Michel.

Le règlement actuel protège la densité commerciale, mais une fois la modification apportée, plus rien n’obligera les propriétaires à louer commercialement leur sous-sol et leur rez-de-chaussée. Ils pourront donc transformer leur rez-de-chaussée en logement et fragiliser encore plus le tissu commercial de la rue Jean-Talon.

Cette mesure va à l’encontre de la volonté de la population micheloise qui a clairement indiqué, lors d’études menées par Vivre St-Michel en santé où plus de 800 personnes ont été sondées, qu’elle souhaitait avoir plus de commerces de proximité. Cette étude a révélé que plus de 50% des Michelois devaient faire leurs achats de premières nécessités à l’extérieur du quartier.

La Direction de l’aménagement urbain et services aux entreprises de VSP affirme répondre à la demande de propriétaires (deux ou trois tout au plus) pour effectuer ce changement. Des propriétaires qui se voient contraints par le règlement actuel et qui évoque la difficulté de location pour apporter des changements au règlement municipal.

«Sur ce tronçon, où l’on retrouve 136 commerces, seulement deux sont vacants, soit 1,4%, cela ne démontre aucune faiblesse du marché dans ce secteur», a souligné Claude Bricault à Benoît Labonté, directeur de la Direction de l’aménagement urbain et des services aux entreprises et à la conseillère de Parc-Extension, Mary Deros, qui présidaient l’assemblée.

Ces quelques propriétaires, qui se sentent lésés par le présent règlement, pourraient demander un changement de zonage en zone restreinte, selon ce qu’a appris le Journal de St-Michel. Cela n’impliquerait que leur édifice seulement et non toute cette partie de la rue Jean-Talon entre Shelley et Pie-IX.

«J’en conclus que ce changement répondrait à la demande de deux ou trois propriétaires seulement au détriment de la volonté de la population micheloise qui demande plus de commerces et non la possibilité d’en avoir moins. Je demande aux élus de ne pas faire suite à ce changement de zonage», a terminé l’éditeur du Journal de St-Michel.

Deux autres assemblées publiques se tiendront sur ce projet de modification avant qu’un changement de zonage ne soit apporté.

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