De l’aide financière pour la Tohu
La Tohu a finalement reçu l’aide financière nécessaire au maintien de son programme d’insertion socioprofessionnelle qui lui permet chaque année d’embaucher une trentaine de jeunes du quartier St-Michel.
La Ville de Montréal a récemment annoncé qu’elle offrait 16 995$ à la table de concertation locale Vivre St-Michel en Santé (VSMS) pour le programme de la Tohu qui s’inscrit parfaitement dans le volet de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale du contrat de ville.
Voilà du soutien qui tombe à point pour la Tohu dont le projet d’embauche local se voyait menacé au printemps dernier par manque de financement. En juillet, la Tohu craignait en effet devoir mettre fin à son programme d’intégration socioprofessionnelle. L’organisme apprenait que la subvention de 22 000 $, provenant du Budget d’initiative locale (BIL), un fonds d’Emploi-Québec qui permettait de financier à 50 % l’embauche d’un travailleur social responsable du programme et du suivi professionnel des jeunes employés par la Tohu, ne pouvait être renouvelé puisqu’il ne correspondait plus aux critères du BIL.
Le projet s’inscrivait toutefois dans le Plan d’action du Chantier de revitalisation urbaine et sociale de VSMS. «On considère que le projet d’intégration socioprofessionnelle de la Tohu correspond exactement à nos objectifs de la priorité "Revenu" du Chantier», soutient le directeur générale de la table de concertation locale, Yves Lévesque qui trouvait important de soutenir le projet. «Les objectifs du programme sont tournés vers les jeunes et l’embauche local […] on trouvait que le programme était important pour l’atteinte de nos objectifs, soit l’emploi et les jeunes», rappelle M. Lévesque.
Voyant les difficultés de l’organisme à renouveler son financement, VSMS a décidé, en tant que partenaire de la Tohu, de faire une demande à la Ville de Montréal afin d’obtenir une somme d’argent dans le cadre du programme de revitalisation urbaine intégrée de la Ville de Montréal.
L’aide financière reçu par la ville et VSMS permet de prolonger le programme pour la prochaine année. «Ça nous aide à continuer notre action actuelle, mais c’est provisoire», soutient la coordonnatrice administrative de la Tohu, Julie Jodoin. C’est une solution temporaire, le projet demeure précaire», rappelle-t-elle. La Tohu devra continuer ses démarches pour obtenir du financement à long terme.