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Journal de St-Michel
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« Elargir sa vision de la communauté »

Maison d’Haïti

par Gaëlle Hautbois
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Article mis en ligne le 18 novembre 2008 à 16:35
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« Elargir sa vision de la communauté »
Marjorie Villefranche (à droite) et la directrice de la Maison d’Haïti, Célitard Toussaint
« Elargir sa vision de la communauté »
Maison d’Haïti
Installée Boulevard Saint-Michel, la Maison d’Haïti offre de nombreux services d’aide et d’accompagnement aux michelois de tous horizons. Très impliquée dans le quartier, notamment avec ses patrouilleurs de rue, ses activités sont très larges.
Elle en a fait du chemin la Maison d’Haïti en plus de 35 ans d’existence. Fondée en 1972 par des étudiants, son but était alors d’aider les immigrants haïtiens à s’intégrer. Aujourd’hui, la Maison est devenue un lieu d’accueil pour tous les michelois qui ont besoin de conseils et de soutien.

« Nous sommes un organisme d’éducation populaire. Ce qu’on veut, c’est outiller la population pour l’aider à s’intégrer », explique Marjorie Villefranche, la directrice des programmes de la Maison d’Haïti. « Toutes nos activités tournent autour de cet objectif ». Et des activités, la Maison d’Haïti n’en manque pas. Elle propose notamment des cours d’alphabétisation et de francisation. Elle offre aussi des programmes d’aide aux jeunes parents ainsi que du soutien scolaire pour les enfants et des camps d’été.

Québecois d’origine haïtienne

« Nous avons toujours un volet d’aide à l’installation pour les nouveaux arrivants et il est ouvert à toutes les communautés, pas seulement la communauté haïtienne », indique Marjorie Villefranche. « En près de 40 ans, nous avons su évoluer et nous adapter à la réalité du quartier qui est très divers. »

La directrice des programmes est d’ailleurs fière de la capacité d’adaptation de la Maison d’Haïti. « Nous avons su élargir notre vision de la communauté, d’Haïti, c’est devenu la le quartier Saint-Michel. D’autant que si dans les années 70, on accueillait des Haïtiens, aujourd’hui, la problématique est différente. On parle maintenant de Québécois d’origine haïtienne », rappelle-t-elle.

Implication de la population

En tout, il sont une douzaine de personnes à travailler à la Maison d’Haïti sans compter tous les bénévoles qui participent au soutien scolaire, aux cours de francisation ou encore aux camps d’été. « Sans les bénévoles, nos programmes ne fonctionneraient pas. C’est vrai qu’on reçoit des subventions publiques mais si on devait compter le temps donné par les bénévoles, on verrait aussi à quel point la population s’implique », insiste Marjorie Villefranche.

L’année dernière, 2 700 personnes, originaires d’une vingtaine de pays ont bénéficié des programmes de la Maison d’Haïti. « C’est enthousiasmant de travailler à la Maison d’Haïti », sourit Marjorie Villefranche. « On n’arrête jamais car les besoins évoluent et à chaque fois on doit trouver des réponses. C’est vrai que c’est beaucoup de travail et de partenariat mais ça fonctionne », conclu-t-elle.

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