Tommy Poirier (à gauche), Club de boxe Basses Laurentides affronte Gorvans Cinéus, Club de boxe L'Espoir
Une ambiance surchauffée
Gala du Club de boxe L’Espoir
La foule était enthousiaste samedi dernier pour le deuxième gala du Club de boxe L’Espoir à l’école secondaire Louis-Joseph-Papineau. Quelques centaines de spectateurs, hommes et femmes, tous âges confondus, étaient venus encourager les participants. Applaudissements, exclamations, l’ambiance était au rendez-vous.
Vingt-huit boxeurs de 13 ans et plus, essentiellement des hommes, ont effectué quatorze combats dans une atmosphère surchauffée. Pour certains, c’était leur premier combat de boxe olympique alors que d’autres cumulaient les expériences. En tout, neuf clubs de boxe provenant de différents coins du Québec présentaient des concurrents.
Evens Guercy, policier et organisateur, a fondé le Club L’Espoir il y a trois ans. « Au départ, c’était le projet Mieux grandir par le sport. Le but était alors de trouver un endroit pour les jeunes et une activité parascolaire. C’était aussi dire aux jeunes que le sport, c’est une activité saine. Les jeunes, il faut s’en occuper. Si on ne s’en occupe pas, ce sont eux qui s’occupent de nous » rappelle-t-il.
La boxe est l’un des moyens d’éloigner les jeunes des gangs de rue explique Evens Guercy. « Avec le club, ils ont un endroit pour eux et une activité saine et sécuritaire. Ça les garde à l’extérieur de la rue, loin des gangs, de la criminalité, des méfaits. La tentation est moins grande », indique-t-il.
Sport olympique
Et l’aspect sportif n’est pas relégué au second plan. « C’est de la boxe olympique », rappelle Evens Guercy. « Un jeune qui a du talent, on le retrouvera peut-être un jour dans l’équipe du Canada. », ajoute-t-il.
Une cinquantaine de jeunes fréquentent le club. Le local est ouvert du lundi au vendredi après les heures d’école. Michel Gouin, entraîneur certifié de la fédération de boxe olympique du Québec, forme, accompagne et aide les jeunes dans leur pratique.
Pour Evens Guercy, ce gala est l’occasion de faire connaître les jeunes et reconnaître leur travail. Leurs amis, leur famille peuvent voir les sacrifices et les efforts consacrés à l’entraînement. «C’est bien parce que c’est une activité qui permet de se détendre et de s’amuser avec les amis», affirme Gorvans Cinéus après son combat. Le boxeur de 23 ans, étudiant et travailleur à temps partiel, s’entraîne depuis un an au Club de boxe L’Espoir et il en est à son 5e combat. Il est très fier de sa performance : « j’ai bien boxé, j’ai été relaxe, j’étais vraiment bien concentré». De son côté, Pedro Javier Palacio, boxeur de 16 ans de l’académie Ness Martial y voit « une bonne expérience ». « C’est intense», ajoute-t-il.
Le Gala a reçu le support de plusieurs partenaires dont la Maison d’Haïti, l’École Louis-Joseph-Papineau, la fédération des médecins Canado-Haïtiens, le poste de quartier 30 et la Ville de Montréal. Plusieurs responsables étaient sur place. Anie Samson, le maire de l’arrondissement Villeray/Saint-Michel/Parc-Extension, considère que cet événement est une réussite en tous points. « c’est une grande activité. Je trouve ça très intéressant de voir autant de jeunes réunis pour le sport», conclu-t-elle.