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Justin Trudeau refuse la distinction entre interculturalisme et multiculturalisme

par Emiliano Arpin-Simonetti
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Article mis en ligne le 9 octobre 2008 à 16:18
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Justin Trudeau refuse la distinction entre interculturalisme et multiculturalisme
Vivian Barbot s'est joint aux ténors souverainistes Gérald Larose et Pierre Dorion, candidat bloquiste dans Longueuil Pierre-Boucher, afin de revendiquer que les entreprises de compétence fédérale soient assujetties à la loi 101. L'ex député péquiste Elsie Lefèvre était également présente.
Justin Trudeau refuse la distinction entre interculturalisme et multiculturalisme
La députée sortante et candidate du Bloc québécois dans Papineau, Vivian Barbot, a joint sa voix à celle de ténors souverainistes la semaine dernière pour dénoncer le silence des conservateurs et des libéraux au sujet de la protection de la langue française. Elle était accompagnée notamment du président du Conseil de la souveraineté du Québec, Gérald Larose, qui a vivement critiqué son rival Justin Trudeau pour ses déclarations ambiguës sur le bilinguisme.
Vivian Barbot est revenu une fois de plus à la charge sur la question de l’extension de la loi 101 aux entreprises de juridiction fédérale du Québec, telles que les banques ou les compagnies de téléphone. «Le refus du gouvernement fédéral de reconnaître la loi 101 sur le territoire québécois fait en sorte qu’aujourd’hui, le processus de francisation stagne dans différentes entreprises au Québec», a-t-elle soutenu.

Gérald Larose, qui a présidé la Commission des États généraux sur la situation de la langue française en 2000-2001, a pour sa part rappelé que le français a reculé au Québec et au Canada depuis 2000. Il a également attaqué le candidat libéral dans Papineau, Justin Trudeau, en le mettant au défi de reconnaître la nation québécoise et sa langue. Il a réitéré les propos qu’il avait tenus dans une lettre ouverte publiée récemment dans le quotidien Le Devoir, où il qualifiait de «sottises» les déclarations du candidat libéral. Ce dernier, dans une entrevue à Radio-Canada, avait refusé de dire si la Charte de la langue française était une bonne loi ou pas. Il avait par ailleurs affirmé «Je trouve qu'une société qui ne promeut pas le bilinguisme fait preuve d'un petit peu de paresse, mais je n'ai jamais dit que des personnes étaient paresseuses.»

«L’insistance qu’il met à banaliser la loi 101 confirme que Justin Trudeau ne veut pas reconnaître la nation québécoise», a affirmé Gérald Larose qui a également mis au défi le candidat libéral de se prononcer sur la volonté du Québec de se soustraire à la loi sur le multiculturalisme canadien. À la suite du dépôt du rapport de la commission Bouchard-Taylor, le Bloc québécois avait déposé un projet de loi en ce sens à la Chambre des communes, afin que le Québec puisse adopter le modèle de l’interculturalisme qui lui est propre. Le projet avait été rejeté par tous les autres partis.

Lors d’une entrevue récemment accordée au Journal de St-Michel, Justin Trudeau avait rejeté cette proposition du Bloc, la qualifiant d’être «une étape vers la souveraineté.» Il avait par ailleurs refusé de reconnaître la distinction entre multiculturalisme et interculturalisme. «Je n’accepte pas cette différence entre multiculturalisme et interculturalisme. On est en train de définir des mots pour faire les choses de notre façon, sans vraiment refléter la réalité des familles à Montréal qui veulent s’intégrer», avait-il affirmé.

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