Vivian Barbot, députée de Papineau et candidate du Bloc et Nicole Demers, candidate dans le comté de Laval.
Le Bloc à la défense des femmes
Trois candidates du Bloc québécois dont la députée de Papineau, Vivian Barbot, ont lancé une mise en garde aux femmes contre les dangers d’élire un gouvernement conservateur majoritaire mercredi dernier. Selon elles, les conservateurs pourraient faire perdre aux femmes des droits acquis de chaude lutte.
Les coupes dans les programmes de Condition féminine Canada voués à la promotion des droits de la femme il y a quelques mois ont notamment été décriées, de même que la réouverture du débat sur le libre choix en matière d’avortement à travers la loi C-484.
Bien qu’ils aient abandonné ce projet de loi modifiant le statut légal du foetus, les conservateurs reviendront à la charge s’ils sont élus majoritaires, prévient Vivian Barbot. «Il ne faut pas se leurrer, les femmes ne se laissent pas leurrer par les promesses du parti conservateur de revenir sur leur décision concernant cette loi-là s’ils sont élus, a-t-elle déclaré. On sait très bien que la droite conservatrice est très présente et qu’ils [les conservateurs] n’attendent qu’une occasion pour aller encore plus loin dans leur interdiction pour les femmes de faire ce qu’elles veulent de leur corps.»
Les candidates bloquistes du comté d’Outremont, Marcela Valdivia, et du comté de Laval, Nicole Demers, ont par ailleurs souligné le peu de place accordée aux femmes au sein du parti conservateur. «On voit que les femmes du parti conservateur, même quand elles sont ministres, ne peuvent pas prendre la parole, s’affirmer et s’exprimer aussi facilement que les femmes des autres partis, peu importe le sujet ou le dossier qu’elles aient à aborder», a affirmé Nicole Demers.
Par ailleurs, Vivian Barbot en profité pour lancer une boutade à son principal rival dans Papineau, le libéral Justin Trudeau, avec qui elle avoue avoir hâte de croiser le fer. «J’attends toujours qu’il parle, qu’il dise quelque chose de consistant, Jusqu’à présent je n’ai rien eu à me mettre sous la dent, lance-t-elle. Quand il dit qu’il aime bien les immigrants ou que même les extraterrestres, s’ils débarquent, seront couverts par la loi 101, il n’y a rien à répondre à ça!»