Les citoyens qui le désiraient pouvait visiter la carrière St-Michel juste avant les séances de lectures de mémoires au mois de juin dernier.
Rapport de l'OCPM - Place à la concertation
Depuis le début du projet, le promoteur a travaillé en concertation avec certains organismes du quartier afin de mettre sur pied une politique d’embauche locale. Cette politique, considérée comme une condition à la réalisation du projet, prévoit que 55% des emplois créés dans le futur centre commercial doivent être occupés par des Michelois. Ce type de programme a déjà été expérimenté avec d’autres commerçants dans l’arrondissement, avec des résultats mitigés, notamment en raison de la faible participation des entreprises au comités mis sur pied par les organismes.
Dans son rapport, l’OCPM recommande donc plusieurs mesures pour que la concertation entre les organismes et le promoteur se fasse plus efficacement en matière d’embauche locale. La commission recommande entre autres que le promoteur inclue des conditions et obligations relatives à l’embauche locale dans les baux commerciaux qu’il signera avec les futures bannières qui s’installeront dans son centre d’achats. Une participation financière du promoteur aux projets de développement de la main-d’œuvre est également suggérée dans le rapport.
Le rapport inclut également des recommandations visant à permettre le développement de la rue Jarry. Selon la commission, la création d’un pôle civique et commercial sur la rue Jarry telle que souhaité par les partenaires de «Oser Jarry», doit pouvoir se faire en complémentarité avec le projet de Smart Centres. Le promoteur est donc invité à s’associer au groupe Oser Jarry afin d’aménager des commerces à caractère plus local sur le terrain avoisinant l’entrée de la carrière sur le boulevard St-Michel. La complémentarité entre les commerces de la rue Jarry et ceux du futur méga centre commercial devrait par ailleurs être déterminée par un expert indépendant engagé par la Ville, estime la commission.
Bien ancrée dans le quartier, l’importance de la concertation est également soulignée dans le rapport de l’Office. En ce sens, elle suggère que la collaboration du promoteur au processus de concertation ne s’arrête pas dès que les premiers commerces seront ouverts, comme le prévoit actuellement l’accord de développement. Tel que l’ont suggéré plusieurs organismes communautaires devant la commission, cette dernière recommande que le promoteur continue de participer au processus de concertation tout au long de l’échéancier de réalisation du projet, qui s’échelonne sur période de cinq à sept ans.
«Il semble important d’intégrer la participation des acteurs du milieu à toutes les étapes de construction du centre commercial, afin d’assurer que les préoccupations de la communauté soient considérées lors d’ajustements qui pourraient être apportés en cours de route», peut-on lire dans le rapport.