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Journal de St-Michel
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Le parcours du combattant d'un médecin mexicain au Québec

par Anne Campagna - Collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 5 septembre 2008 à 15:35
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Le parcours du combattant d'un médecin mexicain au Québec
Médecin dans son Mexique natal, Octavio Balleza tente de faire reconnaître son diplôme au Québec.Il se cherche du travail en attendant ses équivalences.
Le parcours du combattant d'un médecin mexicain au Québec
Rencontré dans un parc du quartier St-Michel ou il réside maintenant depuis un an, Octavio Jesus Balleza, 30 ans, cherche à ramasser tout son courage pour le dur combat qu'il devra mener: réussir à redevenir médecin, au Québec.
Du courage et de la force de caractère, il en aura besoin. La famille Balleza vit présentement de l'aide gouvernementale. Pourquoi quitter une situation confortable de professionnel mexicain pour venir affronter les exigences du collège des médecins du Québec et recommencer à neuf? Il hésite. Il regarde devant lui. '' Je ne me sentais plus en sécurité dans mon pays" consent-il à dire. En quinze jours, ce père de famille a plié bagages et a quitté le Mexique avec femme et enfant. Il demande le statut de réfugié pour toute la famille. Toujours en attente d’une audience, il pourrait bien voir trois ans s’écouler d’ici à ce qu’on lui octroie ce statut. «Je serais resté dans mon pays si je n'avais pas eu ce problème de sécurité, laisse-t-il tomber. Nous vivions dans une grande maison, j'avais un bon salaire.»

Peu de temps après son arrivée précipitée, il commence ses cours de francisation au centre Yves-Thériault. Après dix mois de cours, les mots français ne viennent pas toujours aisément, mais il garde ses rêves, ses objectifs. Malgré les difficultés de l’adaptation, il postule à différents endroits pour travailler dans le réseau de la santé. Bien qu’il ne reçoive aucun retour d'appel, il ne baisse pas les bras pour autant.

Une rencontre qu’il fait au hasard de ses démarches pour trouver du travail contribue à lui donner espoir. Son ange s’appelle José Mejia. Il est chargé du volet mobilisation et participation citoyenne à l’organisme Mon resto St-Michel. José Mejia était un journaliste vedette dans son pays. Se battre, il sait de quoi il en retourne: il a refait ses études universitaires au complet ici et s’est réorienté avec succès. «Octavio est venu me rencontrer et il m'a dit: je veux me trouver un emploi. N'importe quoi. Préposé aux bénéficiaires…Je lui ai demandé: avez-vous préparé votre CV? Il me répond ''oui mais je dois omettre le fait que je suis médecin...ça fait peur aux employeurs."» José lui conseille alors de faire ses demandes d'équivalence au collège des médecins. Octavio ne s'y était pas mis. Pourquoi? «Les gens autour de moi m'ont découragé. Ils m'ont dit que je n'y arriverais pas.» Des Québécois? «Non, des mexicains!». Octavio a peine à trouver du support dans sa propre communauté... Selon José Mejia, les gens sont jaloux de leurs compatriotes qui sont «intellectuellement préparés» et qui ont réussi dans la vie, et tentent donc de les décourager.

Malgré les entraves, suivant les conseils de José Mejia, Octavio a récemment entamé les procédures pour faire reconnaître ses diplômes. Un long chemin parsemé de procédures administratives, d’examens et de cours de mise à niveau l’attend toutefois. Un processus qui peut prendre un an comme il peut en prendre quatre, selon le Collège des médecins du Québec. La première démarche qui attend Octavio est d’abord de faire traduire tous ses documents. Il calcule environ 1000$ pour le tout, somme qu'il n'a pas mais qu'il compte amasser grâce à un emploi. «Je le motive tout le temps, ajoute José. Il a tendance à se décourager.» Quand il trouvera son premier emploi relié à son domaine, il se sentira utile à sa famille et à la société.»

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Commentaire mis en ligne le 11 septembre 2008
Zahraoui

bonjour anne ,

vu que je suis aussi immigrant , j ai bien aimé votre article , étant donné que vous donnez de l importance a l intégration des immigrants dans votre société d accueil.

Nous les immigrants on attend beaucoup de flexibilté de votre part,vous les quebecois ou les cannadiens en géneral ,afin d avoir une intégration totale dans votre sociéte , qui est devenue la notre aussi .

Merci Baucoup,pour l intérêt que votre journal a pour nous(les immigrants) .

Zahraoui

Commentaire mis en ligne le 6 septembre 2008
bonjour anne ,

vu que je suis aussi immigrants , j ai bien aimé votre article , étant donné que vous donnez de l importance a l intégration des immigrant dans votre société d accueil.

Nous les immigrant on attends beaucoup de flexibilté de votre part,vous les quebecois ou les cannadiens en géneral ,afin d avoir une intégration totale dans votre sociéte , qui est devenue la notre aussi .

Merci Baucoup,pour l intérêt que votre journal a pour nous .

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