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Environnement - Des toits verts et un développement plus humain s.v.p!

par Emiliano Arpin-Simonetti
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Article mis en ligne le 13 juin 2008 à 16:45
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Environnement - Des toits verts et un développement plus humain s.v.p!
Environnement - Des toits verts et un développement plus humain s.v.p!
Plusieurs des critiques soulevées dans les différents mémoires déposés à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) concernent l’impact environnemental du projet de Smart Centres. Elles visent tant la nature du projet, centré sur l’automobile, que sur l’effet des îlots de chaleur ainsi que l’impact sur le paysage qu’aurait la construction d’un méga centre d’achats.
Îlots de chaleur et toits verts

La construction d’un immense centre commercial et de 3200 places de stationnement dans le fond de la carrière contribuerait à accentuer les îlots de chaleur, craignent plusieurs des intervenants. Selon la Direction de la santé publique (DSP), qui présentait un mémoire, le phénomène des îlots de chaleur est déjà très présent dans le quartier et risque de s’aggraver si des mesures ne sont pas prises par le promoteur. Le nombre de déplacements automobiles dans le secteur (entre 3000 et 4000 de plus par heure aux heures de pointe), de même que les matériaux utilisés pour le pavage contribueraient entre autres à faire grimper la température sur le site et dans le secteur.

Une des solutions proposées pour contrer ce problème et qui semble faire l’unanimité chez les acteurs du quartier, est le verdissement des toitures. La végétalisation des toits permettrait de rafraîchir la température, ce qui aurait pour effet de réduire de 30% à 40% les coûts de climatisation, selon la DSP. Des étudiants de l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal, également dépositaires d’un mémoire, ont pour leur part déploré le fait que «le promoteur semble avoir écarté l’idée un peu rapidement.»

Selon la conseillère municipale du district de St-Michel, Soraya Martinez, qui présentait un mémoire le 10 juin, le promoteur ne serait pas fermé à l’idée d’aménager des toits verts sur certains bâtiments. Bien que d’accord avec l’idée, Mme Martinez a émis certaines réserves sur la possibilité pour la ville de d’exiger une telle mesure du promoteur. «Je pense que les concepts de développement durable dans tout projet sont essentiels, mais est-ce qu’ils doivent se faire au détriment d’un projet dans sa totalité? Je ne crois pas.»

L’humain au centre du développement

La place prédominante qu’occupe la voiture dans ce type de projet a également été remise en question dans plusieurs mémoires. «On doit placer l’humain au centre du développement, et non pas la voiture », a exprimé Philippe Dubé, membre de l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal lors de la lecture du mémoire qu’il a co-signé avec sept autres membres de l’Institut. Un meilleure intégration du transport actif (marche, vélo…) sur le site du projet et la création de meilleurs liens piétonniers et cyclables avec le quartier permettrait de donner une dimension plus humaine au projet. Le réaménagement de l’immense stationnement de 3200 places pour le réaffecter à sa fonction strictement utilitaire a également été fortement suggéré par les membres de l’institut d’urbanisme de l’UdM.

L’accès au site par les familles a également été mentionné dans le mémoire de l’organisme 1,2,3, Go St-Michel. Le groupe souhaite que certains aspects du projet, notamment le gigantesque escalier de 30 mètres, soient revus pour faciliter l’accès au familles, notamment celles qui habitent du côté est de la carrière. Le site est en effet peu accessible par les gens qui habitent dans le secteur René-Goupil.

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