Le 31 mai dernier Léo Bricault, un des dirigeants fondateurs du journal de St-Michel s’est vu remettre L’ordre des Hebdos du Québec pour sa longue carrière dans la presse hebdomadaire et son implication exceptionnelle et soutenue au sein de la communauté.
Léo Bricault reçoit la distinction L’ordre des hebdos du Québec
Une vie au service des Michelois
Les habitués du conseil d’arrondissement le connaissent bien. La plupart des habitants de St-Michel aussi, d’ailleurs; en fait, rare sont les Michelois pour qui le nom de Léo Bricault ne dit rien. Depuis le temps qu’il est impliqué dans la communauté, le membre fondateur du journal de St-Michel est devenu un des piliers de ce quartier qu’il a grandement contribué à transformer, non sans devoir se battre.
45 ans d’implication
À travers le journal de St-Michel, où il travaillait à titre d’éditeur à sa fondation en 1962, Léo Bricault s’est donné pour mission de servir l’intérêt des citoyens du quartier et de les aider à améliorer leur qualité de vie. «Dès le départ, ma vision du journal était que ça devait être un journal pour la communauté, souligne M. Bricault. C’est pour ça que dès le départ je me suis impliqué dans la chambre de commerce de St-Michel entre autres choses.» Aujourd’hui âgé de 82 ans, son engagement n’a pas faibli. Présent à tous les conseils d’arrondissement et, récemment, aux consultations publiques sur le projet de centre commercial dans la carrière St-Michel, il continue de revendiquer le droit des citoyens de participer au développement de leur quartier. Bien qu’il n’en soit plus propriétaire depuis 2001, il continue par ailleurs à collaborer au journal de St-Michel à titre de chroniqueur.
Sa longue carrière dans la presse hebdomadaire et son implication citoyenne n’auront pas seulement été remarquées dans St-Michel. Le 31 mai dernier, à l’occasion du Congrès d’Hebdos Québec, le parcours du combattant a été récompensé d’une distinction honorifique importante. M. Bricault a été admis à l’Ordre des hebdos du Québec.
«Ça m’a ébranlé, je ne m’attendais pas à ça», dit-il en réprimant une certaine fierté, pourtant entièrement justifiée.
Le parcours du combattant
Peu le savent mais c’est en grande partie grâce à lui si l’accès aux arénas est encore aujourd’hui gratuit à St-Michel, une situation exceptionnelle dans toute l’île de Montréal. Et si le terrain qui accueille aujourd’hui le complexe de la TOHU, autrefois un parc, ne fait pas aujourd’hui partie du trou de la carrière Miron, c’est aussi grâce à l’implication de M. Bricault dans le dossier.
Dans ces deux cas comme dans plusieurs autres, depuis l’annexion de St-Michel en 1968, Léo Bricault est parti en croisade à maintes reprises contre la Ville de Montréal, quand il jugeait que les droits des Michelois étaient bafoués. «St-Michel est un quartier défavorisé et après l’annexion en 1968, beaucoup de gens et beaucoup de commerçants sont partis. Il ne restait plus que le journal pour défendre les gens de St-Michel», se souvient-il.
Quartier défavorisé au développement urbain chaotique, l’implication des citoyens et des organismes communautaires joue depuis longtemps un rôle important dans le développement de St-Michel. Au fil des nombreuses batailles, de nombreuses initiatives ont pu converger, aboutissant notamment à la création de la table de concertation Vivre St-Michel en Santé et de son chantier de revitalisation urbaine et sociale. «Ça fait 45 ans qu’on essaye d’améliorer la qualité de vie dans le quartier, insiste Léo Bricault. Avec le chantier de revitalisation, on a maintenant peut-être une bonne chance, mais rien n’est jamais gagné.»