Autour de cent cinquante personnes se sont présentées aux deux séances d’information de l’OCPM sur le projet de Smart Centres, les 20 et 21 mai dernier.
Séances d’information sur le projet Smart Centres - Les citoyens restent sur leur faim
Les deux séances d’information de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) concernant le projet d’implantation d’un centre commercial dans la carrière St-Michel ont eu lieu la semaine dernière au Buffet du Château St-Michel. En tout, près de cent cinquante personnes ont pris part aux audiences, participation jugée peu satisfaisante par plusieurs citoyens, qui ont critiqué le manque de visibilité du processus de consultation.
Les deux séances d’information de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) concernant le projet d’implantation d’un centre commercial dans la carrière St-Michel ont eu lieu la semaine dernière au Buffet du Château St-Michel. En tout, près de cent cinquante personnes ont pris part aux audiences, participation jugée peu satisfaisante par plusieurs citoyens, qui ont critiqué le manque de visibilité du processus de consultation.
Les deux soirées d’information auront permis aux Michelois de prendre connaissance des détails du projet de Smart Centres et de poser des questions.
Lors de l’audience du 20 mai, le projet a été exposé dans son ensemble. L’Arrondissement a exposé les modifications apportées au plan d’urbanisme de la ville de Montréal pour permettre la réalisation du projet, qui comprennent entre autres la vente d’une partie du parc George-Vernault au promoteur à des fins d’aménagements d’espaces verts.
Le promoteur a pour sa part tenté de rassurer les gens sur les impacts négatifs que pourraient avoir l’implantation de magasins à grande surface dans le secteur, notamment pour les petits commerçants du quartier. Le projet permettrait de retenir dans le quartier une grande proportion de consommateurs, qui vont actuellement faire leurs achats dans d’autres secteurs de la ville, a affrimé Jean-François Grenier, représentant de la firme Geocom, qui a réalisé l’étude d’impact économique pour le compte de la société Smart Centres.
Toutefois, comme l’a soulevé une des trois commissaires, aucune étude d’impacts sociaux n’a été réalisée ni par le promoteur, ni par la Ville de Montréal. Les effets de la proximité d’un vaste centre d’achats sur l’endettement et la surconsommation des ménages du quartier, un des plus défavorisés de à Montréal, n’ont donc pu être mesurés.
«Être à proximité d’un centre d’achat ne fait pas en sorte que l’on dépense plus», a malgré tout tenu à affirmer Jean-François Grenier.
Les questions reliées à la sécurité, à la circulation, aux infrastructures et à l’environnement ont aussi fait l’objet de présentations lors des soirées d’information, en particulier celle du mercredi 21 mai. De nombreuses questions sont restées sans réponses, notamment en ce qui attrait aux problèmes de circulation. Le nouveau centre commercial attirerait entre 3000 et 4000 véhicules de plus par heure aux heures de pointe. L’effet de ce nouvel apport sur le trafic dans les rues résidentielles n’a toutefois pas été mesuré dans l’étude du promoteur.
Par ailleurs, une visite de la carrière était organisée juste avant chacune des deux séances, pour permettre aux citoyens d’avoir une meilleure idée du site visé par le projet. Seul une dizaine de personnes ont toutefois saisi cette occasion.
Participation anémique
Plusieurs citoyens ont d’ailleurs manifesté leur déception par rapport au processus consultatif. Nombreux sont ceux qui ont critiqué le manque d’information sur la tenue des audiences. «J’habite sur la 15e avenue, aux abords de la carrière et dans mon coin presque personne ne savait qu’il y avait des audiences», s’est désolée Isabelle Roy, habitante du quartier. «Il faudrait arrêter de penser que c’est contreproductif de consulter les gens, on n’est pas nécessairement contre le projet. C’est vrai que c’est difficile de mobiliser les citoyens, mais il faut faire quelque chose pour qu’il y ait une meilleure participation.»
L’absence de dates et de précisions sur la tenue des audiences de la semaine dernière dans le nouveau journal distribué par l’Arrondissment, le Tournesol, en a également irrité plus d’un. « On nous vend le projet, mais il n’y a aucune indication sur l’endroit ou la date des consultations», s’est indigné Guillaume Beaudoin lors de la période de questions du public.
L’Arrondissement a pour sa part tenu a préciser que le Tournesol était déjà chez l’imprimeur au début du mois d’avril et qu’il avait été impossible de rajouter les informations sur les consultations dans la page du bulletin présentant le projet de Smart Centres.