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Entretien le président le l’Association des médecins haïtiens à l’étranger - Récompenser l’effort et combattre les prÃ

par Emiliano Arpin-Simonetti
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Article mis en ligne le 23 mai 2008 à 16:16
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Entretien le président le l’Association des médecins haïtiens à l’étranger - Récompenser l’effort et combattre les prÃ
Chaque année, lors de son Bal des fleurs, la fondation de l’Association des médecins haïtiens à l’étranger récompense les jeunes d’origine haïtienne qui se démarquent. Ici, le docteur Christian Lauriston (à droite), félicite le policier Evans Guercy, qui s’est vu remettre une bourse de 2500$ le 3 mai dernier afin de pouvoir continuer son implication auprès des jeunes de la communauté haïtienne à travers l’organisme la Maison d’Haïti.
Entretien le président le l’Association des médecins haïtiens à l’étranger - Récompenser l’effort et combattre les préjugés
Depuis les années 1970 la proportion de Haïtiens vivant à l’extérieur de leur pays natal n’a cessé d’augmenter. Le régime autoritaire des Duvaliers et la situation socio-économique ont grandement contribué à gonfler les rangs de la diaspora haïtienne, qui compte aujourd’hui autour de 1,5 millions de personnes à travers le monde, dont plus de 75 000 à Montréal. Principalement regroupée dans les quartier St-Michel et Montréal Nord, une grande partie de cette communauté vit actuellement sous le seuil de la pauvreté, avec le lot de problèmes sociaux que cela implique.
Depuis les années 1970 la proportion de Haïtiens vivant à l’extérieur de leur pays natal n’a cessé d’augmenter. Le régime autoritaire des Duvaliers et la situation socio-économique ont grandement contribué à gonfler les rangs de la diaspora haïtienne, qui compte aujourd’hui autour de 1,5 millions de personnes à travers le monde, dont plus de 75 000 à Montréal. Principalement regroupée dans les quartier St-Michel et Montréal Nord, une grande partie de cette communauté vit actuellement sous le seuil de la pauvreté, avec le lot de problèmes sociaux que cela implique.

Cette image tend toutefois à masquer la diversité et le dynamisme qui y existent au sein de la communauté haïtienne d’ici, trop souvent la cible des préjugés tenaces à son égard. Le médecin et directeur des services professionnels du CSSS de St-Léonard/St-Michel, le docteur Christian Lauriston, tente de remédier à la situation à sa manière. Établi au Québec depuis une trentaine d’années, il est impliqué dans la communauté haïtienne depuis 1982 à travers l’Association des médecins haïtiens à l’étranger (AMHE), dont il est le président. Cette association, basée à New York, comprend entre autres une fondation qui encourage les jeunes de la communauté en remettant des bourses.

«On donne des bourses aux étudiants qui se sont démarqués dans un sport en particulier, explique le docteur Lauriston. La fondation fait un travail qui mérite d’être souligné. Les médecins ne s’occupent pas seulement d’eux-mêmes ou leur famille, ils s’intéressent aussi à ce qui se passe dans leur communauté.»

Le 3 mai dernier a eu lieu le Bal des fleurs, le gala annuel de la fondation de l’AMHE. À cette occasion, plusieurs bourses ont été remises à des jeunes sportifs, mais aussi à des gens qui se sont démarqués par leur parcours et leur implication. Le policier d’origine haïtienne Evans Guercy s’est par exemple vu remettre une bourse de 2500$ pour son travail de bénévole auprès des jeunes du quartier à travers l’organisme la Maison d’Haïti. Cette somme lui permettra de continuer ses activités sportives et acheter du nouveau matériel, explique le docteur Lauriston.

«Nous sommes conscients qu’il y a beaucoup de problèmes dans la communauté, dit-il. Les gens ne sont pas nés délinquants, c’est souvent un manque d’encadrement, de ressources, qui va entraîner un jeune dans l’engrenage de la criminalité. Nous voulons aider et aussi servir de modèle à ces jeunes. On veut leur dire que non, tous les gens d’origine haïtienne ne sont pas obligés de faire partie des gangs, il y en a qui sont médecins, qui sont ingénieurs, professeurs, qui gagnent leur vie de façon honnête.»

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