Les travaux vont bon train sur Pie-IX
Les délais seront respectés, selon Sammy Forcillo
En début de semaine, Sammy Forcillo, responsable des infrastructures, de la voirie et de la gestion de l'eau, a annoncé les travaux d'insertion de la conduite principale d'aqueduc longeant le boulevard Pie-IX, nécessitant une technique relativement novatrice, allaient bon train.
«C'est avec enthousiasme que je constate aujourd'hui le progrès des travaux, car un mois après l'ouverture du chantier, près de 90% de l'opération d'insertion est complétée, a dit M. Forcillo.
Si la conduite d'eau est presque entièrement raboutée, d'autres travaux s'articuleront durant les prochains mois, empêchant la réouverture immédiate et complète du boulevard Pie-IX. La ville procédera notamment à l'installation de trois nouvelles vannes, à l'intersection des 57e et 39e rues et de la rue Jarry. Un nouveau raccord de 750 mm sera aussi érigé.
Depuis le 14 janvier dernier, la ville s'active autour de la conduite d'aqueduc, avec un procédé unique et relativement nouveau, celui de l'insertion. Cette technique novatrice consiste à insérer, dans la conduite existante en béton, une nouvelle conduite en acier d'un diamètre légèrement inférieur. Il s'agit ensuite de couler du béton entre les deux membranes.
M. Forcillo assure l'efficacité de cette technique. «Au lieu que ça prenne 16 semaines, comme on le pensait, on croit que ça va plutôt prendre six semaines, a-t-il déclaré en conférence de presse. Le coût des travaux aurait été aussi plus élevé avec une technique comme le remplacement de la conduite.»
Incidences sur les gens de Rivière-des-Prairies et de Montréal-Nord
Si les travaux vont bon train et semblent au-delà des espérances des membres du comité exécutif, tout est moins rose pour les citoyens de Rivière-des-Prairies et de Montréal-Nord, qui ont été privés d'eau lors des travaux d'auscultation à l'automne dernier.
«On a été obligés de mettre des pompes pour accroître la pression d'eau pour environ 20 000 personnes dans Rivière-des-Prairies», explique Bernard Larin, attaché de presse pour le comité exécutif. Ça va redonner la pression à laquelle les citoyens s'attendent actuellement.»
Un procédé unique et durable
Les failles décelées de par les travaux d'auscultation, à l'automne dernier, ont entraîné ces travaux majeurs, qui s'étendent sur une longueur de 2,75 km. «L'activité en soi est assez importante, explique Jean-François Dubuc, ingénieur responsable du chantier. L'envergure du chantier est une première dans son ensemble.» Mais on souligne aussi le recours à la technique d'insertion. Et pour Yves Bernier, chef de division ingénierie à la direction de la protection de l'eau potable, c'est une technique fiable et durable. «On a installé des conduites dans les années trente avec aucune protection de béton, elles percent, mais n'éclatent pas, explique-t-il. C'est quand même très costaud. Mais celle-là pour nous elle est oubliée, dit-il, confiant de la durabilité des nouvelles conduites.
La ville a injecté 11,2 M$ à ce projet et les travaux devraient se terminer d'ici mai prochain.