Une pétition de 315 signatures a été remise à l'Assemblée Nationale par le député de Viau, Emmanuel Dubourg, en décembre dernier.
Toujours et encore, «Dehors Météor»
Plus d'un an déjà à scander le même mot d'ordre ; «Dehors Météor!». Les citoyens de Saint-Michel s'impatientent et exigent que compagnie de remorquage Météor, située sous l'autoroute Métropolitaine, prenne ses cliques, ses claques et sa ferraille et se trouve un autre emplacement. Une lutte qui s'envenime encore, alors que huit arrondissements sur neuf donnent encore des contrats à Météor.
Depuis janvier 2008, les arrondissements sont responsables de leur remorquage et non plus la ville centre. Sauf l'arrondissement Villeray/Saint-Michel/Parc-Extension (VSP), qui tente désespérément de se départir de l'entreprise, tous font encore affaires avec Météor.
« Météor récolte tout ce qu'il y a comme contrats, sauf de la part de VSP, explique Renée-Claude Bergeron, agente participation citoyenne et membre du comité Météor. Ce n'est pas une question de prix, parce que Météor est le moins cher, mais une question d'éthique. » Le comité Météor s'indigne de constater que ces contrats forcent l'entreprise à prendre en charge les voitures qu'il remorque. « Météor a agrandi en octobre et c'est certain qu'il aura besoin d'encore plus de place avec ces nouveaux contrats, déplore Mme Bergeron. C'est inconcevable. »
« Les arrondissements ont été avertis en décembre de cette nouvelle politique, explique Mme Samson. J'ai averti mes collègues de ne pas appuyer Météor, mais huit sur neuf lui ont donné le contrat. »
Mme Samson ne doute pas de la qualité de service de la compagnie mal-aimée. « Météor, c'est une très bonne compagnie!, lance-t-elle. Mais ça fait un an et demi qu'on les endure. »
Conseil de ville
Lundi dernier, c'était jour de conseil à la ville de Montréal. Les représentants du Carrefour populaire de Saint-Michel y étaient. Il a été impossible pour eux de poser leurs questions au maire Gérald Tremblay, à cause d'un manque de temps, la question du dossier Météor n'étant pas à l'ordre du jour de ce conseil. Mais le groupe a fait savoir à M. Tremblay qu'il fallait que le dossier avance.
« On sent que le dossier bouge enfin, lance Mme Bergeron », se réjouissant d'autant plus de la prise de position claire de Mme Samson ainsi que de Soraya Martinez, conseillère du district de Saint-Michel.
D'ailleurs, la mairesse de VSP s'était gardée une période de temps pour le dossier Météor. « On demande à la ville de mettre de côté ses grands principes, c'est pas vrai qu'on va passer une autre année avec Météor », dit-elle.
Tout le monde en parle, personne n'en veut
Le propriétaire de Remorquage Météor, Serge Landry, a maintes fois déclaré que la mauvaise publicité que lui font les médias depuis les dernières années ne l'aide pas à se trouver un terrain à bon prix. Pour Mme Bergeron, ce n'est pas une raison valable. « Je tiens à démolir ce mythe, lance-t-elle. Ça fait quatre ans qu'il cherche un terrain. » Selon elle, les médias n'ont jamais vraiment déployé cette nouvelle, sauf dernièrement. « On s'est tenus tranquille et ça ne donne rien », croit-elle.
Même le maire Tremblay a demandé à Mme Samson de le rencontrer en privé pour discuter de ce dossier, afin de permettre à Météor de se trouver un emplacement et de ne pas ébruité le conflit. « Il n'est pas question que nous arrêtions d'en parler! La ville n'a qu'à l'aider à trouver un terrain », lance Mme Bergeron.
Même son de cloche du côté de Mme Samson. « On n'en a pas parlé et ça ne s'est pas encore réglé!»
Après maintes pétitions et manifestations, le comité Météor se dirige vers ce qu'il considère comme étant la prochaine étape : s'adresser à l'ombudsman de la ville de Montréal. « On en est rendu là, dit Mme Bergeron. Il faut qu'il se passe quelque chose. »
Plus tard dans la semaine, lors d'une rencontre au Carrefour populaire de Saint-Michel, les élus ont proposé d'autres stratégies aux citoyens afin de continuer à se battre.