La fin de Francon : la fin d’une époque
Francon ferme ses portes à St-Michel en cette semaine du 27 octobre 1985, et en ce vendredi 2 novembre, elle sera désormais une carrière désaffectée. «Il s’agit là, à n’en pas douter, d’un moment privilégié que nous vivons dans l’histoire de St-Michel», ont déclaré les conseillers municipaux Ernest Roussille et Raymond Rail, qui ont œuvré de concert à un tel aboutissement.
Pour ces deux conseillers municipaux, qui ont également obtenu que la Ville de Montréal procède à l’achat de la carrière Miron, ces acquisitions jumelées à la fermeture de ces carrières représentent des faits d’armes brillants à ajouter à leur curriculum politique.
La dernière étape de la fermeture de Francon s’enclenchera dans les heures suivantes et la Ville de Montréal prendra alors le contrôle total du site. Pour les citoyens, cela signifie plus de dynamitage qui faisait résonner le sous-sol sous leurs pieds à heure fixe et une qualité de l’air bonifiée par l’arrêt de ce dynamitage.
Montréal prévoit, pour l’instant du moins, de vouer le site à des fonctions utilitaires. Le déversement de la neige s’y poursuivra donc. La Ville désire aussi vouer certaines parties de la carrière à un développement industriel léger.
«C’est un vieux rêve pour les Michelois qui se réalisera le 31 octobre», de résumer les représentants du Parti civique de Montréal au pouvoir. La Ville de Montréal a investi près de 15 M$ pour s’approprier le site et remettra un dernier chèque de 673 313,97$ à Canfarge Ltée, complétant ainsi la transaction. (Mercredi, 30 octobre 1985)