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Journal de St-Michel
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Accommoder jusqu'au où?

par Julie Perreault Wolfe
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Article mis en ligne le 16 octobre 2007 à 10:20
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Accommoder jusqu'au où?
Le 5e Café Bonne Humeur du Carrefour populaire de Saint-Michel a abordé la semaine dernière, un sujet plutôt actuel: les accommodements raisonnables. Devant une assistance elle-même multiculturelle, l'activité a donné lieu à des discussions enrichissantes.
Depuis le 12 septembre dernier, les Cafés Bonne Humeur ont repris leur place habituelle du mercredi midi, dans la programmation du Carrefour populaire de Saint-Michel. Semaine après semaine, chaque thématique a su attiré bon nombre de participants. Mais, il faut avouer que le sujet du mercredi 10 octobre –les accommodements raisonnables-, a su interpeller les résidents de Saint-Michel, un quartier en soi multiethnique.

Après le dîner communautaire, Stéphane Cardi du projet de Quartier 21 a commencé la séance autour de 13h30. Plusieurs citoyens de Saint-Michel se sont présentés à la rencontre hebdomadaire du Carrefour populaire ainsi que la classe d'alphabétisation de Mme Danielle. Avant de débuter la discussion, M. Cardi a fait passer un questionnaire aux personnes présentes. Le test était tiré de la commission Bouchard-Taylor qui effectue présentement une tournée provinciale afin de prendre le pouls de la population québécoise face aux accommodements raisonnables. Bien que les questions aient semblé faciles; elles ont donné du fil à retordre aux participants. Ces derniers semblaient trouver difficile de maintenir leur ligne de pensée et de valeurs selon les divers cas énoncés.
Paix sociale, mais à quel prix?
"C'est mélangeant. Le voile en classe, je le laisserais, mais le crucifix, je l'enlèverai des salles publiques", a déclaré Mme Charrette suite aux questions: "Êtes-vous en accord avec le port du voile en classe?" et "Êtes-vous en accord avec le maintien de la croix dans la salle de l'Assemblée nationale?". Même son de cloche pour d'autres participants qui se sont trouvés à plusieurs reprises, dans un dilemme. Pour certains, vivre au Québec signifiait tout simplement s'adapter, point final. À la question, "Êtes-vous pour des congés religieux payés (ex. l'Aïd, Yom Kippour, etc.)?"; plusieurs se sont dits en désaccords. "Je viens dans un pays avec une certaine culture et des us; il faut que je m'adapte. Par exemple, je ne m'attends pas à ce qu'on crée des jours fériés pour ma religion. Je m'arrange autrement ici; c'est tout", a déclaré Adriana, une participante d'origine roumaine. En suivant cette ligne de pensée, l'animateur a questionné l'assistance à savoir s'il fallait faire pareil pour les jours payés lors de Noël et de Pâques? La question a semblé en toucher plusieurs. D'ailleurs, le sujet des décorations de Noël, a suscité beaucoup de commentaires. La majorité s'entendait pour dire qu'ils appréciaient les décorations de Noël peu importe leur religion.

Quoiqu'il en soit; la séance a donné lieu à des échanges très intéressants. Certains ont pu constaté grâce à cet exercice, la complexité de définir le caractère raisonnable des accommodements.

Photo: Courtoisie du Carrefour populaire de Saint-Michel

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