Selon le calendrier népalais, la nouvelle année a débuté le 14 avril dernier. Bien loin de 2009, c’est à 2066 que toute la communauté népalaise a dit « Namasté » (Bonjour). Pour l’occasion et pour la deuxième année consécutive, l’Ecole Saint-Barthélemy a organisé un souper et un spectacle auxquels étaient conviés non seulement les parents mais aussi les communautés népalaise et bhoutanaise de la région. Au total près de 300 personnes étaient réunies pour partager joie et repas traditionnel. Au menu : Pain naan, riz, poulet au beurre, poulet Tanduri, légumes au cari, lentilles makhani, palak panir (épinards et fromage) et Gulab Jamun (petites boules de pâtes cuites dans le sirop). Sur fond de musique népalaise et d’un joyeux brouhaha, la salle comble est pleine de couleurs et de vie : les enfants de toutes nationalités courent partout et les parents discutent.
Ouverture sur le monde
Fier de son projet de parrainage et de ses élèves qui y participent avec ferveur en vendant des petits bracelets de leur confection, Claude Martel espère encore amasser une belle somme pour aider le village de Dumbar. « Grâce à notre collaboration avec Secours Tiers-Monde, depuis 4 ans, nous avons réussi à envoyer presque 3000 dollars, explique l’enseignant. Cet argent a servi à envoyer du matériel pédagogique à l’école du village et à embaucher des professeurs supplémentaires ». A titre indicatif, le revenu annuel moyen d’une famille népalaise est de 100 dollars canadiens. « 100% de ce que nous récoltons part au Népal », précise Claude Martel. A l’année longue, les enfants de sa classe de première année, échange des photos et des lettres avec les élèves de Dumbar. « Les petites filles vont chercher de l’eau avant d’aller à l’école, raconte Marguerite qui participe au jumelage. La vie est plus difficile pour elles que pour nous » poursuit la petite fille. Persuadé que ses élèves n’oublieront jamais cette expérience qui, pour eux ne dure qu’un an, Claude Martel, explique que les enfants deviennent de fait plus sensibles aux problématiques d’inégalité sociale et qu’ils mesurent leur chance d’habiter ici au Québec. « Et puis ça leur ouvre les yeux sur le monde et ça, c’est très important ! ».
Grâce aux actions de l’Ecole Saint-Barthélemy et de la classe de Monsieur Martel, le taux de réussite des élèves du district de Kavre au Népal à l’examen du ministère népalais de l’Education est passé de 15% à 98% en 2008.
Pour en savoir plus : www.secourstiersmonde.org ou 418 833 5778
Namasté 2066 !
Samedi dernier, l’école Saint Barthélemy a célébré le nouvel an avec toute la communauté népalaise et bhoutanaise de Montréal. L’occasion d’amasser des fonds pour son jumelage avec Dumbar, un petit village du Népal qu’elle aide depuis quatre ans.
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