Sur scène : une slameuse, un danseur. Elle, fait vivre les mots avec son cœur. Lui, donne vie aux histoires avec son corps. Ce spectacle en noir et blanc, comme les vieux films, façon Chaplin urbain, propose à l’instar de Charlot dans les Temps modernes une critique de la consommation, de l’objet roi. La jolie slameuse, Elkahna aka Queen KA, est en réalité une radio urbaine qui se rebelle contre les mauvaises nouvelles. « Notre réflexion est encore en germe, explique Ismaël Mouaraki, chorégraphe et danseur. La représentation que nous donnerons à la Tohu, vendredi, est un « work in progress » qui se déroulera en deux parties. D’abord la représentation, ensuite un échange avec le public pour connaître ses impressions et nous en inspirer pour la suite ». Arrivé au Québec il y a dix ans, le jeune artiste a amené dans ses bagages, sa compagnie : Destins croisés. Au confluent de la danse contemporaine et de la danse urbaine façon break danse, ses créations sont toujours en interaction avec le monde dans lequel elles s’inscrivent, dont elles s’inspirent d’ailleurs. « Il y a toujours un clin d’œil, une référence à l’endroit où je me trouve dans mes spectacles, explique-t-il. Qu’il s’agisse de l’univers carcéral, d’une friche industrielle ou d’un quartier de Montréal, Ismaël ouvre grand ses yeux et ses bras pour accueillir l’autre, quel qu’il soit, d’où qu’il vienne. D’origine franco-marocaine-espagnole, le chorégraphe porte le monde en lui, grâce à ses racines, à ses voyages et se dit très attaché au Canada. « Et (il insiste sur l’addition « et » et non la contradiction d’un « mais » ) je me sens québécois » confie-t-il avec un sourire. Universel donc, son spectacle Slam en corps qui sera joué à La Tohu vendredi 27 mars à 20h (entrée gratuite) est ouvert à tous : fans de break danse, de slam mais aussi aux non-initiés, aux curieux, aux citoyens du monde !
Slam en vie, slam en corps
Inspiré de la culture urbaine, le spectacle Slam en corps de la compagnie Destins croisés fait une pose à La Tohu pour une soirée, histoire de confronter l’œuvre au public. Rare, le mélange danse et slam est une vraie bonne surprise ! Et en plus c’est gratuit !
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